" Nous voulons alphabétiser la population adulte, donner des cours par correspondance. Le Cap-Vert connaît un grand engouement touristique. Il faut que notre peuple soit à même de parler correctement avec les touristes ", souligne Antonio Carlos Lopes da Silva, directeur de la future radio. D’où des cours de comptabilité pour les pêcheurs et d’informatique pour les réceptionnistes. La radio demeure le principal média, loin devant la télévision.
Epelez C.a.b.o.-V.e.r.d.e
" La radio ira à la campagne, à la rencontre des adultes qui ont besoin de cet outil de communication pour leur travail. L’alphabet rentrera facilement par les ondes ", note Jose Barros, rédacteur. Le paysage médiatique au Cap-Vert est très restreint. A part la radio-télévision publique (RTC), il y a seulement deux radios. Nova, radio catholique, est captée dans tout le pays et l’unique radio commerciale émet quand elle peut. Les Cap-Verdiens désertent les médias locaux pour les chaînes étrangères, essentiellement portugaises. Les télévisions françaises les plus prisées sont TV 5 et LCI.
" Depuis le boom touristique, il y a plusieurs initiatives pour la création de radios. C’est en pleine effervescence ", s’enthousiasme David Leite, agent culturel.