Le poids de la dette empêche l’Afrique d’investir dans le développement durable


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Amina Mohammed, UN Deputy Secretary-General
Amina Mohammed, UN Deputy Secretary-General

Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, a ouvert le dixième Forum Régional Africain sur le Développement Durable (ARFSD-10) à Addis-Abeba, Ethiopie. Elle a demandé des actions urgentes pour augmenter les investissements en Afrique. L’objectif est d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés pour 2030.

L’un des principaux sujets abordés par Mme Mohammed concerne les difficultés financières des pays africains, principalement dues à la dette élevée. « Le service de la dette en Afrique a atteint un niveau record, laissant très peu de budget pour les investissements en développement durable« , a-t-elle expliqué. En effet, payer la dette a pris presque la moitié des revenus du gouvernement en Afrique subsaharienne l’année dernière. Cela signifie que l’argent qui pourrait être utilisé pour l’éducation ou la santé et la transformation énergétique va au remboursement de la dette.

La dette africaine : un fardeau croissant qui implique un besoin de réformes financières

Pour aider, Mme Mohammed estime que les pays africains ont besoin d’au moins 500 milliards de dollars par an. Ces fonds devraient servir à financer le développement de manière abordable et durable. Elle a appelé à des changements dans les règles et institutions financières internationales pour aider à réaliser cela.

Robinah Nabbanja, la Première ministre de l’Ouganda, a aussi parlé de la nécessité de changer le système financier mondial. Elle a insisté sur l’importance d’avoir des conditions de financement qui favorisent les économies durables.

Innovations financières pour un futur durable

Claver Gatete, Représentant permanent du Rwanda auprès des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (ECA), a souligné la nécessité de trouver de nouvelles manières de financer le développement en Afrique. Ainsi, il considère que l’Afrique doit utiliser ses ressources naturelles et ses opportunités en énergie renouvelable pour attirer des investissements qui respectent l’environnement.

Il a également mentionné que la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) pourrait aider à améliorer l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique.

L’engagement de l’Union Africaine

Monique Nsanzabaganwa, diplomate rwandaise, occupe le poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine. Elle rappelle que les dirigeants africains sont déterminés à réaliser l’Agenda 2063. L’ Agenda 2063 est le schéma et le plan directeur de l’Afrique visant à transformer l’Afrique en puissance mondiale de l’avenir. C’est le cadre stratégique du continent qui vise à atteindre son objectif de développement inclusif et durable, pour transformer l’Afrique en un continent prospère.

Le forum se concentre sur la manière de trouver des solutions innovantes pour éradiquer la pauvreté, malgré les nombreuses crises que traverse le continent. Cette rencontre est essentielle pour définir les futures actions et pour renforcer les efforts pour surmonter les défis économiques et climatiques en Afrique.

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