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Bamba : "Jouer la montée avec Leicester la saison prochaine"
En janvier, Souleymane Bamba quittait l’Ecosse pour l’Angleterre et Leicester. Installé au cœur de l’arrière-garde des Foxes, le défenseur ivoirien est devenu un des chouchou du Walkers Stadium. A 26 ans, Solo se réalise enfin. Il a pris le temps de discuter, en exclusivité, avec Afrik-foot.com pour faire le point sur sa saison en club.

Afrik-foot : Souleymane, vous êtes installé à Leicester depuis janvier, comment cela se passe-t-il ?
Souleymane Bamba : Bien, merci. D’autant que j’ai effectué de bons débuts en marquant un but sur mon premier ballon face à Manchester City (2-2), en Cup. En plus, j’ai réalisé un très bon match défensivement. Des bons débuts, c’est toujours plus facile pour s’intégrer dans l’équipe et avec les fans.

Et justement, les supporters vous ont bien adopté ?
Oui. Ca se passe très bien avec eux. Ce sont des gens qui aiment les défenseurs physiques, qui gagnent des duels... Avec moi, ils sont servis ! (rires) J’ai été très vite adopté.

Vous n’étiez pas trop inquiet de rejoindre le Championship ?
C’est vrai que j’avais quelques préjugés, comme tout le monde. J’avais eu l’occasion avant mais j’avais toujours refusé. Je voulais jouer en première division que ce soit en France ou en Angleterre... Mais bon, à Leicester, il y avait Sven Goran Eriksson donc je n’ai pas hésité. Et j’ai été surpris ! Le Championship, c’est un peu comme la Premier League, ça n’arrête pas. Il y a une vrai intensité et des équipes qui jouent au ballon. Ce n’est pas le kick and rush que l’on peut s’imaginer. Beaucoup d’équipes jouent au sol et construise de derrière. Notamment Norwich, qui mérite vraiment sa montée ! Eux, ils jouent, c’est impressionnant. Surtout qu’ils viennent de League I et là, ils sont en Premier League.

Finalement, quitter Hibernians vous a fait du bien.
J’en avais besoin. Ce transfert à Leicester, c’était une véritable bouffé d’oxygène. Attention, je ne crache pas dans la soupe. Hibs, c’est un bon club mais j’avais un peu fait le tour. Au bout de trois ans, j’avais fait mon temps : je ne progressais plus, ils ne m’apporteraient rien et je ne leur apporterait rien non plus.

C’est Sven Goran Eriksson qui vous a convaincu ?
Bien sûr ! Si il n’avait pas été là, je ne serais pas venu. Je suis là grâce à lui. Je l’ai connu avec la sélection ivoirienne. Il m’a toujours fait confiance donc, quand il m’a appelé, je n’ai pas hésité. C’est le genre de coach avec lequel tu as envie de travailler. Il me fait une confiance aveugle et j’ai envie de le lui rendre sur le terrain. C’est un des entraîneurs qui m’a marqué, avec Vahid Halilhodžić en sélection et Antoine Kombouaré au PSG.

Au final, vous finissez dixièmes. C’est une déception ?
Bien sûr. C’est un grosse déception. On avait les moyens d’aller plus haut. A moins avis, on avait l’effectif pour jouer, au moins, les play-offs. Mais le coach n’a pas eu le groupe depuis le début de la saison. Avec son arrivée, il y a eu du mieux.

Comment expliquez-vous cette contre-performance ?
Il y eu pas mal de joueurs qui sont venus en prêt. Et quand on est prêté, c’est toujours un peu compliqué. On est entre deux clubs... Mais bon, si certains joueurs comme Yakubu Aiyegbeni ou Diomansy Kamara sont venus, c’est aussi grâce à Sven Goran Eriksson. Donc, avec un peu de renforts et des transferts sérieux, on peux réaliser quelque chose.

Et l’année prochaine ?
L’année prochaine, on doit clairement viser la montée automatique. On s’y prépare déjà d’ailleurs. Bon, pas moi puisque je suis en soins pour une petite contracture aux ischio-jambiers. Mais j’en ai discuté avec le coach.

Vous serez toujours à Leicester la saison prochaine ? Il y a pas mal de clubs qui vous tournent autour (l’OM, Aston Villa, Everton, Fulham...) ?
A priori, oui. J’ai un contrat avec Leicester et je m’y sens bien. Maintenant, ce serait vous mentir que de dire que, si ces clubs me tournent vraiment autour, ce n’est pas flatteur. Cela fait toujours plaisir. Mais j’ai un bon agent, que je connais depuis longtemps et en qui j’ai confiance, c’est lui qui s’en occupe. Moi, je ne fais pas trop attention à toutes ces rumeurs. J’ai eu pas mal de désillusions par le passé donc je ne me prends pas la tête et je me concentre sur ma rééducation.


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