Gorée et sa Maison des Esclaves, symboles (internationaux) de la souffrance et du pardon noir
En 1948, la commémoration du centenaire de l’abolition de l’esclavage français de 1848, mobilisa des personnalités comme le Président de la République et de l’Union Française, Monsieur Vincent Auriol, le Président du conseil de la République Gaston de Monnerville, les députés Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Un événement que Léopold Sédar Senghor considérait alors comme étant la commémoration de "l’acte le plus grand et le plus fécond de la Révolution de 1848". Aussi engagea-t-elle l’élite intellectuelle des anciennes colonies françaises et plus particulièrement sénégambienne qui réfléchissait déjà, telle qu’en attestaient les nombreuses réflexions produites à l’occasion, à une forme africaine de la mémoire de l’esclavage et de la Traite Négrière (METN).