Le Gabon condamne la traite d’êtres humains en Libye

Le porte-parole de la présidence de la république, Ike Ngouoni a condamné ce jeudi, au nom du président Ali Bongo, « le trafic d’êtres humains en Libye », lors d’une conférence de presse au Palais du bord de mer.

Le sujet de la traite des migrants Noirs en Libye qui a défrayé la chronique ces derniers dans les capitales africaines s’est invité ce jeudi au Palais du bord de mer à Libreville, notamment lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire du porte-parole de la présidence de la république du Gabon.

Pour Ike Ngouoni, ce qui se passe en Libye doit interpeller « Chaque femme et chaque homme vivant sur le continent africain » car, « personne ne peut rester insensible à ces images abominables, celles du trafic des êtres humains en Libye »

Au nom du chef de l’Etat gabonais, Ike Ngounoni a condamné les faits : « Ainsi, vu du Gabon en particulier, ces faits ne peuvent que déclencher, par-delà le dégoût, la plus ferme des condamnations. Ici et maintenant, ici sur le sol africain, ici au Gabon, pays du CICIBA (Centre international des civilisations Bantu) , terre d’accueil des afro-descendants de longue mémoire bantu, disons cela : la mise en vente d’êtres humains doit être bannie à jamais de ce siècle

En terme d’initiatives, le porte-parole de la première institution du pays a fait savoir que le président Ali Bongo Ondimba soutient les déclarations faites par le président de l’UA, Alpha Condé qui a « invité les autorités libyennes à ouvrir une enquête, afin de situer les responsabilités et traduire devant la justice, les personnes incriminées ».