
La sortie musclée de Diomansy Kamara n’est pas passée inaperçue. L’ancien Lion de la Téranga est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme un acharnement injuste contre Pape Thiaw et, au-delà, contre le Sénégal. Face aux critiques visant l’attitude des champions d’Afrique, Kamara revendique une posture de dignité, de résistance et de fidélité aux valeurs africaines. Un coup de gueule sans détour, nourri par l’histoire, la mémoire et le refus de la soumission.
Visiblement affecté, Diomansy Kamara a pris la parole pour défendre Pape Thiaw, érigé selon lui en symbole de courage et d’intégrité. Pour l’ex-international sénégalais, le débat ne se situe pas dans une supposée atteinte à l’image de l’Afrique, mais dans la réaction qu’elle suscite lorsqu’elle refuse l’injustice. Champion d’Afrique avec les Lions de la Téranga, Kamara rappelle que les titres, comme la dignité, ne se négocient pas. Quelles que soient les sanctions, il prône l’unité et la tête haute.
« Il y a actuellement un bashing autour de Pape Thiaw. Qu’on le sache clairement : pour nous, il est Un HEROS. Il a défendu nos valeurs, nos principes de vie : ne pas se taire face à l’Injustice. On parle d’avoir « écorché l’image de l’Afrique ». Mais devant qui ? Devant ceux qui nous ont colonisés, méprisés et minimisés pendant des décennies ? Ce qui dérange, ce n’est pas l’image », a déclaré Diomansy Kamara.
« Le changement naît toujours de ceux qui refusent la soumission »
L’ancien Lion de la Téranga de la Génération 2002 de poursuivre : « Ce qui dérange, c’est que nous nous rebellions et que nous fassions entendre nos voix. Nous sommes Champions d’Afrique, et personne ne pourra nous l’enlever. Quelles que soient les sanctions, nous resterons solidaires. HEAD UP ALWAYS », lance-t-il visiblement dépité par ce qu’il qualifie d’injustice.
Dio, comme il était affectueusement appelé, de faire une digression. « Malcolm X expliquait qu’il existait une différence entre le « nègre de maison » et le « nègre des champs ». Le premier se sentait proche du maître, acceptait l’injustice et disait « oui ». Le second, lui, subissait la dureté, refusait la domination et finissait par se lever pour lutter. Pour Malcolm X, le changement naît toujours de ceux qui refusent la soumission et choisissent de combattre l’oppression… On a décidé de ne plus jamais courber l’échine ».
Soupçon d’un acte volontaire contre trois joueurs sénégalais
La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera comme l’un des matchs les plus troubles de l’histoire récente du football africain. Au-delà du score final (1-0 pour le Sénégal après prolongation), la rencontre a été marquée par une succession d’événements inquiétants, révélés en partie par Ismail Jakobs dans un entretien exclusif. Le latéral sénégalais évoque un climat anxiogène dès les vestiaires, avec l’effondrement brutal de trois cadres : Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr.
Selon lui, leurs symptômes violents et soudains ne relèveraient pas d’une simple intoxication alimentaire, laissant planer le soupçon d’un acte volontaire, sans qu’aucun rapport médical officiel n’ait toutefois été publié à ce jour. Sur le terrain, la tension a atteint son paroxysme dans les dernières minutes du temps réglementaire. Un penalty accordé au Maroc a déclenché la colère des Lions de la Téranga, qui ont quitté la pelouse sur instruction de Pape Thiaw pour protester contre l’arbitrage.
Des scènes d’antijeu largement relayées
Après plusieurs minutes de flottement, le jeu a repris : Brahim Díaz a manqué sa tentative, repoussée par Édouard Mendy, avant que le Sénégal ne fasse la différence en prolongation grâce à Pape Guèye. À ces faits s’ajoutent des scènes d’antijeu largement relayées, notamment autour de la fameuse serviette du gardien sénégalais et l’agression du remplaçant Yehvann Diouf.
Face à l’ampleur de la polémique, la CAF a dit avoir ouvert une enquête tout en brandissant la menace de sanctions disciplinaires contre le Sénégal pour son abandon temporaire du terrain. Une victoire historique, mais entachée de zones d’ombre qui interrogent la sécurité, l’équité et la gouvernance du football africain.




