Scandale CAN 2025 : Ismail Jakobs évoque un empoisonnement présumé de 3 joueurs sénégalais avant la finale contre le Maroc


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Ismael Jakobs
Ismael Jakobs

Une semaine après le sacre historique des Lions de la Téranga face au Maroc en finale de la CAN 2025 (1-0 a.p.), la fête laisse place à la polémique. Alors que la rencontre était déjà entachée par un arbitrage contesté et le désormais célèbre scandale de la serviette d’Édouard Mendy, de nouvelles révélations explosives viennent secouer le football africain. Ismail Jakobs, défenseur germano-sénégalais de Galatasaray, accuse ouvertement le camp adverse d’avoir empoisonné trois de ses coéquipiers avant le coup d’envoi.

« Ce n’était pas un hasard » : les accusations chocs de Jakobs

C’est dans un entretien exclusif accordé à Sportdigital que le latéral gauche sénégalais, né en Allemagne, est revenu sur les coulisses cauchemardesques de cette finale. Pour lui, les forfaits soudains de cadres de l’équipe ne relèvent pas de la coïncidence.

« Ma conviction personnelle est que trois de nos joueurs ont été empoisonnés, et ce n’était pas une simple intoxication alimentaire », a martelé Jakobs. « Ces trois joueurs se sont vraiment effondrés. C’était très, très effrayant. »

Diatta, Niang et Sarr : chronologie d’une maladie inexpliquée

Les joueurs victimes de ce mal mystérieux sont Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr. Ismail Jakobs décrit une scène de panique au sein du vestiaire sénégalais :

  • Krépin Diatta s’est effondré le premier dans les vestiaires.
  • Ousseynou Niang a suivi lors de l’échauffement.
  • Pape Matar Sarr a dû céder sa place à la mi-temps.

« Tous les trois ne pouvaient plus rentrer leur langue. Ils se sont simplement effondrés », détaille Jakobs avec effroi. « Krépin ne pouvait plus tenir sa tête droite et a dû vomir à plusieurs reprises. Je ne veux accuser personne nommément, mais ce n’était définitivement pas un hasard. »

À ce jour, aucun diagnostic médical officiel n’a été rendu public, et la Confédération Africaine de Football (CAF) reste silencieuse sur ce volet spécifique, bien que des médias locaux aient évoqué la thèse de l’intoxication dès le lendemain du match.

Une finale Sénégal-Maroc sous haute tension : le « serviettegate »

Ces accusations de tentative d’empoisonnement s’ajoutent à une liste d’incidents qui font de cette finale l’une des plus chaotiques de l’histoire. Outre l’arbitrage, c’est le « serviettegate » qui a indigné les observateurs.

Sous la pluie battante de Rabat, les images ont fait le tour du monde : des ramasseurs de balles et des joueurs marocains, dont la star Achraf Hakimi, tentant de subtiliser la serviette d’Édouard Mendy, indispensable pour sécher ses gants.

La tension a culminé lorsque Yehvann Diouf, gardien remplaçant du Sénégal, a été physiquement agressé, traîné au sol par des ramasseurs agressifs alors qu’il protégeait l’équipement de Mendy. Des pratiques d’antijeu déjà aperçues contre le Nigeria, qui rendent l’attribution du trophée du Fair-play au Maroc particulièrement ironique.

Enquête de la CAF et polémique politique

Face à l’ampleur du scandale, la CAF a annoncé l’ouverture d’une enquête officielle sur les incidents de la finale. Cependant, au Maroc, la défaite à domicile a pris une tournure politique inattendue. Un député a réclamé des poursuites judiciaires contre l’arbitre Jean-Jacques Ndala, allant jusqu’à évoquer des accusations de sorcellerie de la part des Sénégalais pour justifier le résultat.

Pour le Sénégal, ce deuxième titre continental en cinq ans reste une fierté immense. Mais les questions soulevées par cette finale, intégrité physique des joueurs, sécurité et équité face au pays hôte, devront impérativement être traitées par les instances dirigeantes du football africain. Le Maroc, qui va accueillir des matchs de la Coupe du Monde 2030 se doit de faire la lumière sur ces accusations et d’être irréprochable.

Criss Bailly
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Criss Bailly est un journaliste collaborant avec afrik.com, où il couvre une large palette de sujets allant de la politique à la culture, en passant par la santé et la société. Ses articles abordent des thématiques variées, telles que la responsabilité sociétale des entreprises en Afrique, la situation épidémiologique du Covid-19 au Gabon, ou encore des enquêtes sur des scandales internationaux impliquant des figures publiques. Il met également en lumière des figures marquantes du continent, comme l’écrivain Serge Bilé ou la chanteuse Dobet Gnahoré, à travers des interviews et des analyses approfondies. Son travail reflète un engagement à décrypter les dynamiques africaines contemporaines, tout en donnant une voix aux acteurs influents du continent.
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