
C’était le feuilleton qui devait marquer le passage du football marocain dans une nouvelle ère galactique. Le 6 mars 2026, alors que la rumeur d’une signature d’Andrés Iniesta comme nouveau Directeur Sportif de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) atteignait son paroxysme, le dossier a brutalement implosé.
Alors que certains médias annonçaient déjà la « fumée blanche« , le quotidien espagnol Marca et plusieurs sources proches de la Fédération ont confirmé que les négociations pour le remplacement de Walid Regragui par Iniesta à la tête des Lions de l’Atlas avaient finalement capoté à la dernière minute. Récit d’un transfert avorté qui laisse un goût d’inachevé.
Un projet « Maroc 2030 » sans son architecte espagnol
L’idée était séduisante, presque poétique : confier les clés de la structure technique du demi-finaliste du Mondial 2022 à l’homme qui a incarné la perfection tactique au FC Barcelone. Le rôle d’Iniesta ne devait pas se limiter à la sélection A, mais englober la coordination des académies, des catégories de jeunes et du football féminin, dans le cadre de la restructuration post-Regragui.
En effet, le départ de Walid Regragui et la nomination de Mohamed Ouahbi (épaulé par le Portugais João Sacramento) venaient d’être actés. L’arrivée d’Iniesta devait être la pièce maîtresse, le « cerveau » au-dessus du staff technique pour insuffler cet ADN de possession et de rigueur européenne.
Pourquoi l’accord a-t-il capoté ?
Selon les dernières révélations, le dossier a achoppé sur plusieurs points critiques au moment de la rédaction finale des contrats :
- Le désaccord financier : Malgré l’attractivité du projet, des divergences importantes sur les émoluments et les primes de performance auraient freiné les discussions finales.
- L’étendue des pouvoirs : Si la FRMF souhaitait une figure de proue, Iniesta aurait exigé des garanties sur son autonomie décisionnelle, notamment sur le choix des futurs staffs techniques des catégories U17 et U20, une zone d’influence que la fédération souhaitait garder sous contrôle interne.
- Le « plan B » devenu priorité : Parallèlement, l’officialisation rapide de Mohamed Ouahbi au poste de sélectionneur a changé la dynamique. La FRMF semble avoir privilégié une solution de continuité et d’expertise locale plutôt que de confier les rênes sportives à un profil certes légendaire, mais encore novice dans les fonctions de direction.
Quel avenir pour les Lions de l’Atlas ?
Le Maroc ne sort pas affaibli de cet épisode, mais il rentre dans une phase de pragmatisme. Avec Mohamed Ouahbi aux commandes l’objectif reste clair : la préparation du Mondial 2026 et, à plus long terme, l’échéance historique de 2030 à domicile.
Quant à Andrés Iniesta, ce « presque-transfert » confirme son envie de s’investir dans le management sportif de haut niveau. Si ce n’est pas à Rabat, le génie de Fuentealbilla ne devrait pas tarder à trouver un autre projet pour exporter sa science du jeu.
Chronologie des faits (Mars 2026)
- 5 Mars : Départ officiel de Walid Regragui ; Mohamed Ouahbi est annoncé comme sélectionneur.
- 6 Mars (Matin) : La presse espagnole (EFE, Marca) annonce un accord imminent pour Iniesta au poste de Directeur Sportif.
- 6 Mars (Soir) : Rupture des négociations. Les médias rapportent des désaccords contractuels insurmontables.
- 7 Mars : La FRMF confirme sa confiance totale au nouveau staff 100% technique déjà en place.



