
Une semaine après son sacre à la CAN 2026, le Sénégal fait face à une contestation d’ampleur : le Maroc, pays hôte, réclame sa disqualification pour abandon temporaire de terrain en finale. La CAF est désormais sous pression pour trancher un dossier explosif qui pourrait bouleverser l’issue du tournoi.
Le sacre des Lions de la Teranga en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 continue de provoquer des remous diplomatiques et sportifs sans précédent. Alors que le Sénégal savoure sa deuxième étoile, le Maroc, pays hôte de la compétition, ne décolère pas. Une semaine après les événements, la polémique s’est déplacée du terrain vert vers les bureaux de la Confédération Africaine de Football (CAF). Les voix se multiplient dans le royaume chérifien pour réclamer une sanction radicale qui pourrait, si elle était appliquée, changer l’issue officielle du tournoi.
Un scénario chaotique qui embrase les instances sportives
L’origine de cette crise remonte aux derniers instants du temps réglementaire de la finale. Suite à un penalty accordé au Maroc après intervention de la VAR pour une faute sur Brahim Diaz, une partie de l’équipe sénégalaise, soutenue par son sélectionneur, a quitté la pelouse en signe de protestation.
Ce retrait temporaire, qui a duré une vingtaine de minutes, est aujourd’hui au cœur des débats juridiques. Si les joueurs sont finalement revenus pour terminer la rencontre et s’imposer en prolongations grâce à un but de Pape Gueye, le « précédent » créé par cette interruption de match est jugé inadmissible par la partie marocaine.
Le règlement invoqué pour déclarer le Sénégal perdant
Au Maroc, l’heure n’est plus à la simple déception mais à l’offensive réglementaire. Des juristes et des médias influents s’appuient sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAF pour exiger que le Sénégal soit déclaré perdant par forfait. Selon cette lecture stricte des textes, tout refus de reprendre le jeu ou abandon de terrain doit entraîner une disqualification immédiate et définitive de la compétition en cours.
La Fédération Royale Marocaine de Football a officiellement porté plainte, espérant transformer le chaos de la finale en une victoire administrative qui rendrait le trophée aux Lions de l’Atlas.
Des réclamations allant jusqu’à l’exclusion du Mondial
L’ambition des contestataires dépasse le cadre continental. Certains observateurs réclament une intervention conjointe de la FIFA pour que la sanction soit exemplaire. L’idée défendue est de retirer le titre au Sénégal, d’annuler les primes de victoire, mais surtout de disqualifier l’équipe nationale des prochaines échéances internationales, incluant la Coupe du Monde.
L’argument mis en avant est la préservation de l’éthique sportive : accorder le titre au Sénégal reviendrait, selon les plaignants, à récompenser un comportement qui met en péril l’essence même du football et encourage les futures mutineries sur le terrain.
Une enquête sous haute tension pour la CAF
La Confédération Africaine de Football se retrouve désormais dans une position délicate. Elle a ouvert une enquête officielle pour faire la lumière sur ces incidents. Le verdict est attendu avec une immense appréhension dans les deux pays. D’un côté, le Sénégal prône l’apaisement par la voix de ses dirigeants qui estiment que le résultat acquis sur le terrain est souverain.
De l’autre, le Maroc exige une application chirurgicale du règlement pour éviter que ce genre de scène ne se reproduise. La décision finale de la commission de discipline de la CAF fera, quoi qu’il arrive, jurisprudence dans l’histoire du football africain.





