CAN 2025 : la leçon algérienne, mode d’emploi pour préparer Maroc – Nigeria


Lecture 3 min.
Maroc CAN 2025 le piège Nigerian
Maroc CAN 2025 le piège Nigerian

Battu 2-0 par le Nigeria en quart de finale, l’Algérie a offert malgré elle une mine d’enseignements au Maroc. Dans la manière dont les Super Eagles ont étouffé les Fennecs avant de frapper au bon moment, les Lions de l’Atlas peuvent trouver des repères concrets pour calibrer leur demi-finale de ce mercredi 14 janvier à Rabat.

Le piège nigérian : punir à la moindre bascule

Face à l’Algérie, le Nigeria n’a pas eu besoin de livrer un festival offensif. L’équipe a surtout démontré une qualité redoutable : sa capacité à attendre son heure pour accélérer brutalement. Le scénario de ce quart de finale est limpide et doit servir d’avertissement : une première période où l’Algérie résiste, suivie de deux frappes chirurgicales au cœur du match. Victor Osimhen, décisif à la finition et à la passe, et Akor Adams en conclusion, ont plié la rencontre.

Pour le Maroc, l’enseignement est clair: contre ces Super Eagles, le « temps faible » doit être géré comme une phase à haut risque. Le Nigeria vit de ces bascules : un duel gagné, une sortie de balle propre, une projection rapide, et l’attaque devient tranchante. Si l’Algérie a payé le prix fort, c’est parce qu’elle a été tenue loin des zones dangereuses avant d’être sanctionnée sur des détails (placement, relance, gestion du second ballon).

Les 3 clés tactiques pour les Lions de l’Atlas

L’analyse de la défaite des Fennecs met en lumière trois réglages impératifs pour le Maroc :

  • 1. Sécuriser la relance sans refuser le jeu

Le Nigeria préfère provoquer l’erreur plutôt que de subir bas pendant 90 minutes. L’Algérie, trop timide dans le contenu, a manqué de continuité offensive et s’est exposée dès qu’elle a tenté de ressortir sous la pression. La stratégie pour le Maroc est donc de ne pas renoncer au jeu, mais prévoir des circuits de sortie « anti-piège ». Cela passe par des appuis proches, la recherche systématique du troisième homme et une option de jeu long assumée lorsque Osimhen et sa ligne d’attaque coupent les circuits courts.

  • 2. Verrouiller l’axe et gérer les transitions

Le match précédent a rappelé que le Nigeria est létal quand il attaque vite, alliant puissance physique et vitesse. Le Maroc devra impérativement éviter les pertes de balle dans l’axe, celles qui offrent une autoroute vers la défense. À ce niveau de la compétition, l’équilibre des latéraux et la couverture du milieu défensif ne sont plus des détails, mais les facteurs qui décident d’une demi-finale de CAN. Hakimi, de retour dans l’équipe devra être à son meilleur niveau pour gérer sa défense.

  • 3. Maîtriser ses nerfs et l’enjeu

La fin de match Algérie-Nigeria a dégénéré en échauffourée, symptôme d’une tension extrême et d’une frustration mal gérée. Pour un Maroc porté par son public au Stade Prince Moulay Abdellah, le défi sera de canaliser cette énergie sans sombrer dans la nervosité. L’impératif sera d’éviter les cartons, rester intense dans les duels sans commettre de fautes grossières, et garder sa lucidité même en cas de décisions arbitrales litigieuses.

Rendez-vous à Rabat

Ce mercredi 14 janvier, le Maroc d’Hakimi Ballon d’Or africain 2025, affrontera le Ballond ‘Or africain 2023 Victor Osimhen et la puissance athlétique nigériane. Mais il lui faudra aussi maitriser ces micro-séquences qui font basculer les grands matchs. L’Algérie a involontairement montré où se situaient les pièges ; c’est désormais aux Lions de l’Atlas de transformer ces leçons en plan de victoire.

Avatar photo
LIRE LA BIO
Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News