
Le Tribunal arbitral du sport poursuit l’examen du recours introduit par la Fédération sénégalaise de football après la finale de la CAN 2025 remportée officiellement par le Maroc. Au cœur de la procédure figurent les sanctions décidées par la CAF après les incidents du match ainsi que les délais de dépôt du mémoire en défense marocain.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS), installé à Lausanne, poursuit l’étude du recours déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée entre le Sénégal et le Maroc. Cette procédure vise à contester les décisions prises par la Confédération africaine de football (CAF) à la suite des incidents enregistrés pendant la rencontre. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a transmis son mémoire en défense dans le cadre de cette procédure arbitrale.
Une finale à l’origine du contentieux
Le différend trouve son origine dans les dernières minutes de la finale de la CAN 2025. D’après les documents transmis aux instances sportives africaines, un penalty sifflé en faveur du Maroc avait provoqué une vive réaction du côté sénégalais. Au cours de la rencontre, des joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse pour protester contre cette décision arbitrale. Le match avait alors connu plusieurs interruptions avant sa reprise.
Après analyse des rapports officiels, les commissions compétentes de la CAF avaient décidé d’infliger une défaite par forfait au Sénégal. La sélection marocaine avait ainsi été déclarée vainqueur sur le score administratif de 3-0. Contestant cette décision, la Fédération sénégalaise de football avait introduit un recours devant le Tribunal arbitral du sport le 25 mars 2026 afin de demander un réexamen des sanctions prises après la finale.
Le calendrier de procédure fait débat
Depuis plusieurs jours, l’attention se porte également sur le respect des délais fixés dans le cadre de la procédure arbitrale. Des informations relayées par certains médias ont évoqué un possible retard dans la transmission du mémoire marocain. Selon ces publications, le TAS aurait fixé au 7 mai 2026 la date limite de dépôt des arguments de la Fédération royale marocaine de football et de la CAF.
Des messages diffusés sur les réseaux sociaux ont ensuite affirmé que la partie marocaines risquaient de perdre la possibilité de présenter sa défense devant les arbitres sportifs. Plusieurs médias marocains ont cependant contesté cette version des faits. D’après les informations publiées, la notification officielle du recours sénégalais aurait été adressée à la FRMF et à la CAF le 20 avril 2026.
Un dépôt considéré comme recevable
Les règles de fonctionnement du Tribunal arbitral du sport accordent un délai de vingt jours aux parties mises en cause pour transmettre leurs observations après réception d’un recours. En appliquant ce calcul, l’échéance tombait le dimanche 10 mai 2026. Les procédures du TAS prévoient toutefois un report automatique lorsque le dernier jour du délai correspond à un dimanche ou à un jour férié reconnu.
Le mémoire transmis par la Fédération royale marocaine de football le lundi 11 mai a ainsi été considéré comme recevable dans le cadre de la procédure. Le document remis au TAS contient les arguments de la défense marocaine ainsi que plusieurs pièces relatives à l’organisation de la rencontre et aux décisions prises après les incidents survenus pendant la finale.
Les décisions de la CAF contestées
La Fédération sénégalaise de football continue pour sa part de contester les sanctions décidées par la Confédération africaine de football. Dans son recours, la FSF demande au TAS d’examiner les circonstances ayant conduit à la défaite par forfait prononcée contre le Sénégal après les interruptions observées pendant le match.
Les responsables sénégalais estiment également que certains aspects de la procédure disciplinaire suivie par la CAF doivent être réévalués par la juridiction sportive internationale. De son côté, la Fédération royale marocaine de football s’appuie notamment sur les rapports officiels établis après la rencontre ainsi que sur les règlements applicables en cas d’interruption ou d’abandon de match.
Aucune décision n’est attendue à court terme
Le Tribunal arbitral du sport poursuit désormais l’instruction du dossier après réception des mémoires déposés par les différentes parties concernées. Aucun calendrier officiel n’a encore été communiqué concernant une éventuelle audience devant le TAS dans cette affaire liée à la finale de la CAN 2025.
La juridiction arbitrale n’a pas non plus annoncé de date pour le prononcé de sa décision finale. Dans l’attente de l’issue de la procédure, les décisions prises par la Confédération africaine de football demeurent applicables. Le Maroc conserve donc officiellement son statut de champion d’Afrique après la CAN 2025 tant qu’aucune décision contraire n’est rendue par le TAS.
Des tensions diplomatiques évoquées
Parallèlement au contentieux sportif, plusieurs médias ont également fait état d’un refroidissement des relations entre Rabat et Dakar depuis la finale. Selon ces informations, une correspondance adressée par le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au roi Mohammed VI n’aurait pas reçu de réponse.
À ce stade, aucune prise de parole officielle n’a été publiée par les autorités des deux pays concernant ces informations relayées dans la presse au sujet des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Maroc.




