Finale CAN : le TAS examine le recours du Sénégal et fixe un délai au Maroc, contre toute attente


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Fouzi Lekjaa, président de la FRMF
Fouzi Lekjaa, président de la FRMF

Saisi du différend opposant le Sénégal au Maroc, au sujet de la finale de la CAN, le Tribunal Arbitral du Sport a fixé un calendrier précis pour la suite de la procédure. L’instance internationale du sport impose un rythme qui pourrait accélérer le dénouement de ce dossier sensible. Un délai est ainsi fixé au Maroc contre toute attente. Au cœur de cette affaire : une contestation du verdict final.

Le feuilleton judiciaire autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prend une nouvelle tournure. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a officiellement enclenché l’examen du recours déposé par le Sénégal. L’instance juridique relance une affaire qui pourrait rebattre les cartes du football africain. L’instance basée à Lausanne demande au Maroc de présenter sa défense avant le 7 mai 2026.

Une finale sous haute tension devenue bataille juridique

Le Sénégal conteste fermement le verdict initial attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert. Derrière cette bataille juridique se joue la crédibilité de la gouvernance sportive africaine. À l’origine de cette affaire, une finale particulièrement électrique marquée par des incidents en fin de match. Alors que le Sénégal pensait avoir décroché la victoire grâce à un but tardif, un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes a provoqué une vive contestation.

Les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain, déclenchant une série d’événements qui allaient bouleverser l’issue de la rencontre. Suite à ces incidents, la Confédération africaine de football (CAF) avait tranché en faveur du Maroc. Une défaite par forfait avait été infligée au Sénégal. Une décision contestée par la Fédération sénégalaise, qui estime que les procédures disciplinaires n’ont pas été respectées.

Le Maroc joue la carte du temps et de la rigueur

Cette divergence d’interprétation des règlements est aujourd’hui au cœur du débat devant le TAS. Face à ce recours, la Fédération royale marocaine de football a opté pour une stratégie prudente en refusant une procédure accélérée. Ce choix vise à examiner en profondeur les éléments du dossier, notamment les rapports d’arbitres et les textes réglementaires. L’objectif étant de consolider une défense solide pour préserver un titre déjà attribué sur le plan officiel.

Du côté marocain, les responsables assurent que leur position repose sur une application stricte des textes du football international. À Dakar, l’espoir reste intact. La Fédération sénégalaise entend démontrer que la sanction infligée est disproportionnée et juridiquement contestable. Les avocats du dossier travaillent à mettre en évidence d’éventuelles irrégularités dans la prise de décision de la CAF. Notamment en ce qui concerne le respect des droits de la défense et des procédures disciplinaires.

Dakar refuse de céder le trophée

Le Sénégal rêve également d’un doublé continental, qui renforcerait sa position parmi les grandes puissances du football africain. En attendant la suite de la procédure, le trophée est officiellement attribué au Maroc, qui se contente du titre. Le Sénégal garde la Coupe que Dakar refuse de céder. Mais son attribution définitive demeure incertaine. Le bras de fer entre les deux fédérations continue.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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