
Le Tribunal arbitral du sport poursuit l’examen du recours introduit par la Fédération sénégalaise de football après la finale de la CAN 2025 attribuée officiellement au Maroc. Au centre des échanges figure désormais la question du dépôt du mémoire en défense de la Fédération royale marocaine de football. Des informations évoquant un dépassement de délai circulent.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, examine actuellement le recours déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre les décisions prises par la Confédération africaine de football à l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Le dossier porte notamment sur les sanctions prononcées après les incidents survenus lors de cette rencontre. Dans le cadre de cette procédure, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a transmis son mémoire en défense auprès des instances compétentes du TAS.
Des interrogations autour du respect des délais
Selon certains medias, le TAS aurait fixé au jeudi 7 mai 2026 la date limite de dépôt des arguments de la partie marocaine. Cette échéance marquait l’ouverture de la phase contradictoire de la procédure engagée après le recours introduit par la Fédération sénégalaise le 25 mars 2026. Dans les heures ayant suivi l’expiration de ce délai, plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias ont donc évoqué un possible dépassement des délais par la Fédération marocaine et par la Confédération africaine de football.
Ces informations faisaient état d’une éventuelle perte du droit de défendre leur position devant le TAS. Des sources citées par la presse marocaine ont toutefois démenti cette hypothèse. Selon les informations publiées par la presse marocaine, le mémoire d’appel sénégalais aurait été notifié à la FRMF et à la CAF le 20 avril 2026. Le délai de vingt jours imparti aux intimés aurait donc expiré le dimanche 10 mai, avant d’être prorogé au lundi 11 mai, premier jour ouvrable en effet, les règles de procédure du Tribunal arbitral du sport prévoient un report automatique des délais lorsque leur expiration intervient un dimanche ou un jour férié reconnu par l’institution. Le dépôt effectué par la Fédération royale marocaine de football le lundi suivant aurait ainsi été considéré comme conforme aux dispositions applicables dans la procédure arbitrale en cours.
Une contestation née de la finale de la CAN 2025
Le recours devant le TAS fait suite aux événements survenus lors de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Selon les rapports transmis aux instances sportives africaines, un penalty avait été accordé au Maroc dans les dernières minutes de la rencontre. Cette décision arbitrale avait provoqué des contestations du côté sénégalais. Des joueurs de la sélection sénégalaise avaient alors quitté temporairement le terrain avant plusieurs interruptions du match.
Après examen du dossier, les commissions disciplinaires de la Confédération africaine de football avaient décidé de déclarer le Sénégal perdant par forfait. La CAF avait accordé une victoire 3-0 au Maroc, permettant à la sélection marocaine d’être officiellement sacrée championne d’Afrique. La Fédération sénégalaise de football a ensuite saisi le Tribunal arbitral du sport afin de contester cette décision. Dans son recours, la FSF estime que certaines procédures disciplinaires et réglementaires n’auraient pas été respectées lors du traitement du dossier par la CAF.
Les arguments examinés par le TAS
Le mémoire transmis par la Fédération royale marocaine de football constitue une étape obligatoire dans la procédure arbitrale. Ce document contient les arguments juridiques de la FRMF ainsi que les pièces destinées à répondre aux griefs formulés par la partie sénégalaise. Selon les éléments communiqués autour du dossier, la défense marocaine s’appuie notamment sur les rapports officiels établis après la rencontre, les décisions des organes disciplinaires de la CAF ainsi que les règlements relatifs aux interruptions de match et aux abandons de terrain.
La Fédération sénégalaise de football demande de son côté au TAS d’examiner les circonstances ayant conduit à la décision finale de la CAF ainsi que les sanctions prononcées après les incidents de la rencontre. Les représentants sénégalais contestent notamment la sanction de défaite par forfait infligée à leur sélection. La FSF considère que les dispositions disciplinaires appliquées après le match doivent être réévaluées par la juridiction arbitrale sportive. Dans le cadre de cette affaire, la Fédération royale marocaine de football a choisi de ne pas accepter une procédure accélérée devant le Tribunal arbitral du sport.
Le Maroc conserve officiellement le titre
Cette décision a permis à la partie marocaine de bénéficier de délais supplémentaires pour préparer ses arguments et transmettre ses documents. Après réception du mémoire en défense, le TAS doit désormais poursuivre l’instruction du dossier. Le Tribunal arbitral du sport est compétent pour examiner les recours déposés contre les décisions des fédérations continentales et internationales lorsque les règlements des compétitions prévoient cette possibilité. En attendant l’issue de la procédure engagée devant le TAS, le Maroc demeure officiellement détenteur du titre de champion d’Afrique lors de la CAN 2025.
La décision prise par la CAF après la finale reste applicable tant qu’aucune décision contraire n’a été rendue par la juridiction arbitrale. Le Sénégal poursuit pour sa part sa contestation devant le Tribunal arbitral du sport. Les avocats mandatés par la Fédération sénégalaise continuent de travailler sur les éléments versés au dossier ainsi que sur les procédures disciplinaires suivies après la rencontre. Aucun calendrier officiel n’a encore été communiqué concernant une éventuelle audience devant le TAS ni sur la date à laquelle la décision finale pourrait être rendue. L’examen du dossier se poursuit désormais devant les instances compétentes du Tribunal arbitral du sport après le dépôt des mémoires des différentes parties impliquées dans la procédure.




