
À quelques heures d’une demi-finale explosive de la CAN 2025 face au Nigeria, Walid Regragui a décidé de sortir du silence. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas s’est exprimé longuement sur un sujet qui agite la compétition depuis plusieurs jours : les soupçons d’un arbitrage prétendument favorable au Maroc, pays organisateur. Un débat qu’il juge stérile et dangereux pour le football africain.
Une demi-finale sous haute surveillance
Le rendez-vous est fixé : mercredi à 21h, le Maroc affronte le Nigeria pour une place en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Sur le plan sportif, l’affiche promet une opposition intense entre deux géants du continent. Mais en coulisses, la rencontre est déjà sous tension, alimentée par des critiques récurrentes sur l’impartialité des arbitres depuis le début du tournoi. Face à la presse, Walid Regragui a tenu à calmer le jeu, tout en refusant de laisser s’installer des propos qu’il estime injuste pour son équipe.
Sans hausser le ton, le technicien marocain a rappelé que les débats arbitraux font partie intégrante du football, en Afrique comme ailleurs. Pour lui, réduire les succès du Maroc à des décisions arbitrales relève d’une vision simpliste. Il souligne que des situations similaires provoquent les mêmes controverses dans les grands championnats européens, rappelant que l’interprétation des fautes, des mains ou des contacts dans la surface reste subjective, même avec l’assistance du VAR. Selon Regragui, vouloir faire croire que certaines équipes gagnent uniquement grâce aux arbitres détourne l’attention de l’essentiel : le jeu.
Regragui dénonce une lecture biaisée de l’arbitrage
Le sélectionneur marocain a également tenu à rappeler que les Lions de l’Atlas n’ont pas toujours été avantagés depuis le début de la CAN 2025. Il évoque plusieurs actions litigieuses qui, selon lui, auraient pu tourner en faveur de son équipe sans jamais susciter le même bruit médiatique. Des contacts non sanctionnés dans la surface, des interventions dangereuses non revues par le VAR ou encore des fautes oubliées sur des joueurs clés : autant d’exemples que Regragui estime ignorés par ceux qui crient au favoritisme.
Il rejette notamment l’idée d’un penalty évident concédé face à la Tanzanie, rappelant que le football ne se résume pas à des différences de gabarit. Au-delà de la CAN 2025, Walid Regragui élargit le débat. Selon lui, le Maroc fait face à une forme de dénigrement récurrent depuis sa performance historique à la Coupe du monde 2022. Chaque victoire serait systématiquement relativisée, chaque succès analysé sous l’angle de la polémique plutôt que du mérite sportif.
Maroc – Nigeria : un test mental autant que sportif
Cette situation pousse le staff marocain à recentrer son discours sur le terrain. Le message transmis aux joueurs est clair : éviter toute distraction extérieure et répondre uniquement par le jeu. Face à une sélection nigériane en pleine confiance, portée par une attaque redoutable et un collectif solide, le Maroc devra faire preuve de sang-froid. Regragui insiste sur l’importance de laisser l’arbitrage travailler sereinement et d’éviter les réactions excessives, sur le banc comme sur le terrain.
Il espère un arbitrage à la hauteur de l’événement, équitable pour les deux camps, afin que cette demi-finale de CAN 2025 se joue uniquement sur des critères sportifs. Lors des échecs passés, le Maroc a assumé ses responsabilités. Pour le coach, la seule vérité qui compte se trouve sur la pelouse. Mercredi soir, face au Nigeria, les Lions de l’Atlas auront l’occasion de faire taire les polémiques de la meilleure des manières : par une prestation solide et incontestable.




