Sahara occidental : le Burkina Faso plaide pour une solution « politique négociée »


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Sahara occidental : le Burkina Faso plaide pour une solution "politique négociée"
Karamoko Jean Marie Traoré

Le Burkina Faso réaffirme son attachement au processus politique des Nations unies pour le règlement de la question du Sahara occidental. À la tribune de la 81e Assemblée générale de l’ONU, à New York, le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a appelé à la poursuite des efforts en vue d’une solution négociée entre les parties.

Dans sa déclaration prononcée le 28 septembre au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), Karamoko Jean Marie Traoré a abordé plusieurs dossiers internationaux, dont celui du Sahara occidental. Au siège de l’ONU, le chef de la diplomatie burkinabè a réaffirmé l’attachement de son pays au processus politique conduit sous les auspices du secrétaire général des Nations unies.

« S’agissant de la question du Sahara occidental, le Burkina Faso (…) réaffirme son attachement au processus politique conduit sous les auspices du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies« , a-t-il déclaré. « Nous encourageons la poursuite des efforts visant à parvenir à une solution politique négociée entre parties, conformément aux résolutions pertinentes Conseil de sécurité« , a ajouté le chef de la diplomatie du Burkina Faso.

Cette position intervient alors que la question du Sahara occidental demeure inscrite à l’agenda des Nations unies. Le Burkina Faso privilégie, dans sa déclaration, la voie du dialogue et du processus politique onusien pour parvenir à un règlement du dossier.

Le Sahara occidental est classé depuis les années 1960 par l’Organisation des Nations unies (ONU) comme un « territoire non autonome ». La résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité, désigne l’initiative d’autonomie marocaine comme base principale des négociations mais sans abandonner pour autant la possibilité d’un référundum d’autodétermination du peuple Sahraoui.

Ouagadougou réaffirme la solution à deux États pour Israël et la Palestine

Karamoko Jean Marie Traoré s’est également prononcé sur la situation au Moyen-Orient. « Nous demeurons préoccupés par la situation du peuple palestinien et les souffrances endurées par les populations civiles de Gaza« , a-t-il déclaré. « Face à cette tragédie, le Burkina Faso réaffirme son attachement à une solution politique durable fondée sur la coexistence de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies« .

Sur un autre registre, le Burkina Faso dit être préoccupé par les conséquences des mesures coercitives unilatérales imposées à certains États, notamment à Cuba et au Nicaragua, dont les répercussions affectent durement les populations. « Nous appelons, à cet égard, à privilégier le dialogue, la coopération et le respect mutuel entre les États« , a martelé le chef de la diplomatie du Burkina Faso.

Casimir Vodjo Kpenou
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Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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