Ouverture à Abidjan du procès de l’attentat de Grand-Bassam

Attaque de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire
Attaque de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire

Le procès de l’attentat djihadiste de la ville balnéaire de Grand-Bassam s’est ouvert ce jour, à Abidjan. Perpétrée en 2016, cette première attaque terroriste en Côte d’Ivoire avait fait 19 morts dont des ressortissants de pays européens. L’attaque avait été perpétrée en représailles aux opérations anti-djihadistes de la France et ses alliés au Sahel. Elle visait aussi la Côte d’Ivoire qui avait livré des membres d’Al-Qaïda aux autorités maliennes.

Plusieurs accusés vont défiler devant le Tribunal criminel d’Abidjan pour répondre de leur implication dans l’attentat de Grand Bassam, revendiqué par Al-Qaïda. Une attaque qui a fait naître des craintes d’une extension de la violence djihadiste dans le Sahel. D’ailleurs, à la suite de cette attaque, les Etats-Unis avaient émis une notice rouge pour d’autres pays ouest-africains. Ce mercredi 30 novembre 2022, la justice ivoirienne tente d’élucider cette attaque meurtrière.

Richard Adou, procureur de la République d’Abidjan, avait précisé que « la procédure judiciaire ouverte à la suite de cet attentat, a abouti au renvoi de dix-huit accusés devant le tribunal criminel ». Selon le procureur, ces personnes devront « répondre des faits d’actes terroristes, assassinat, tentative d’assassinat, recel de malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre et de complicité desdits faits ».

Après Grand-Bassam, coup de massue sur le tourisme ivoirien

Flash-back : Nous sommes le 13 mars 2016, trois jeunes assaillants remontent la plage de Grand-Bassam, non loin d’Abidjan. Un lieu très fréquenté par des nationaux certes, mais aussi et surtout par des étrangers. Ouvrant le feu à l’aide de kalachnikovs, ils sèment la mort dans plusieurs hôtels et restaurants, en tirant sur des clients en terrasse. Ils seront finalement neutralisés par les forces de sécurité ivoiriennes.

L’attentat avait coûté la vie à 19 personnes. Au rang des ressortissants de pays étrangers, la France avait payé le plus lourd tribut. En effet, quatre Français avaient péri dans cet assaut djihadiste. En outre, neuf Ivoiriens, un Libanais, une Allemande, une Macédonienne, une Malienne, une Nigériane et une personne non identifiée, avaient été tués lors de l’attentat. Trente-trois personnes de diverses nationalités avaient également été blessées.

L’attaque avait par la suite été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Seuls quatre des accusés, actuellement en détention provisoire en Côte d’Ivoire, devraient être présents à ce procès. Les quatorze autres sont en fuite ou en détention au Mali. L’attaque avait porté un coup de massue au tourisme en Côte d’Ivoire.

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