Côte d’Ivoire : le n°2 de l’attaque de Grand-Bassam arrêté au Mali

Le bras droit du cerveau de l’organisation des attaques de la station balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, a été arrêté à Bamako par les forces spéciales maliennes.

L’enquête sur l’attaque de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire se poursuit et la traque des terroristes porte ses fruits. En ce sens que le bras droit du cerveau de l’organisation des assauts a été arrêté par les forces spéciales maliennes, dans la nuit de samedi 16 à dimanche 17 avril 2016, dans un quartier de Bamako.

L’information a été confirmée par les services de sécurité maliens.L’homme en question, un dénommé Aliou Doumbia dit « Man », de nationalité malienne, est suspecté de servir de chauffeur au commando qui a perpétré l’attaque du 13 mars dernier en Côte d’Ivoire. Il est actuellement à la disposition des services spéciaux du Mali.

« Les forces spéciales des services de renseignements ont procédé dans la nuit à l’arrestation de Aliou Doumbia dit « Man ». Il est considéré par les enquêteurs comme le numéro 2 de l’organisation des attaques terroristes contre la Côte d’Ivoire », ont précis » des sources sécuritaires maliennes. Ces attaques avaient fait 19 morts et plongé la Côte d’Ivoire dans le chaos.
D’origine malienne et âgé de 32 ans, « Aliou Doumbia est une des têtes pensantes de l’attaque terroriste contre Abidjan », indique des sources militaires, qui ajoutent que « c’est lui qui a notamment convoyé en voiture du Mali en Côte d’Ivoire les membres du commando ayant mené l’attaque ».

Aliou Doumbia avait aménagé un des deux réservoirs d’un véhicule 4X4 pour y cacher des armes et les munitions qui ont servi à l’attaque contre Grand-Bassam. Il avait été désigné comme le « numéro 2 du groupe par Kounta Dallah », considéré lui-même comme le cerveau de l’opération et toujours recherché au Mali.
Certains observateurs sont convaincus que « l’attaque de Grand-Bassam ne serait pas possible sans Aliou Doumbia ». Il a été « arrêté en possession de plusieurs téléphones portables dont l’exploitation des données pourra fournir d’amples informations sur les événements de Grand-Bassam et d’éventuelles attaques en préparation ».