Coopération sécuritaire et transfrontalière : Le Bénin et le Nigeria unissent leurs forces


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Illustration partenariat Benin Nigeria
Illustration partenariat Benin Nigeria

Le Bénin et le Nigeria sont sur le point de conclure un accord de coopération sécuritaire bilatérale pour contrer la menace terroriste qui pèse sur leurs frontières communes. Dans cette optique, de hauts responsables militaires chargés de la lutte antiterroriste se sont réunis à Cotonou pour coordonner leurs stratégies face à des groupes armés de plus en plus structurés.

Un cadre opérationnel renforcé

Lors de cette rencontre du 27 février, les officiers supérieurs des Forces Armées Béninoises (FAB) et de l’armée nigériane ont formalisé un cadre de coopération ambitieux. Ce partenariat repose sur trois piliers majeurs :

  • L’organisation de patrouilles frontalières coordonnées.
  • Le partage de renseignements tactiques en temps réel.
  • Le lancement d’opérations conjointes.

L’objectif est de sécuriser la zone sensible située entre le nord du Bénin (parcs nationaux de la Pendjari et du W) et le nord-ouest du Nigeria. C’est là que les incursions de groupes djihadistes et de bandes criminelles se multiplient.

Vers un « droit de poursuite » transfrontalier

Pour accroître l’efficacité de cette lutte, le Bénin renforce continuellement sa présence militaire dans ses régions septentrionales. Cette montée en puissance s’accompagne d’un dialogue constant avec les voisins et les partenaires internationaux. À cet égard, la présence de représentants français lors des échanges à Cotonou souligne l’aspect multidimensionnel de cet appui logistique et technique.

L’un des points cruciaux des discussions concerne l’instauration d’un droit de poursuite. Cette mesure permettrait aux unités d’élite de traquer les terroristes au-delà de leur propre frontière nationale. Ainsi, ils empêcheraient ces groupes de trouver refuge en territoire voisin après une attaque.

Aucune date officielle n’est fixée pour la signature finale. Cependant, les deux parties ont convenu de poursuivre leurs échanges pour affiner les modalités techniques. En outre, une nouvelle réunion est prévue avant la fin du mois de mars afin de finaliser le projet de protocole d’accord.

Franck Biyidi
LIRE LA BIO
Franck Biyidi est diplômé de l'IRIC (Institut des Relations Internationales du Cameroun) je suis spécialiste des relations internationales au sein de la Francophonie et de l'Union Africaine et de tout ce qui touche la diplomatie en Afrique francophone
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