Le livre tient salon à Alger

Le septième salon international du livre d’Alger (SILA) ouvre ses portes ce mercredi. Pendant dix jours, 179 maisons d’éditions algériennes et étrangères tenteront d’étancher  » la sécheresse culturelle « . La délégation française, très attendue, est l’une des plus importantes des délégations étrangères.

 » Le 7e salon international du livre d’Alger est un lieu de vie ouvert sur l’universalité, la convivialité et la clairvoyance, un plus pour notre pays après une sécheresse culturelle. Il est temps qu’on se mobilise pour que le livre reprenne sa place « , déclare Abdelkader Khemri, directeur de l’ANEP, agence nationale de l’édition et de publicité, et organisateur de la manifestation. Plus de 170 maisons d’édition sont attendues à Alger pour ce 7e salon (Sila). Les autorités algériennes veulent impulser une nouvelle politique du livre en misant sur la réduction des prix et en levant les taxes douanières.  » Si l’Etat veut réduire la littérature islamiste, qui se vend comme des petits pains car accessible aux petites bourses, il faut qu’il ait une vraie politique du livre. Il faut imaginer une formule pour faire baisser les prix « , se plaint Mohand Ouali, libraire à Alger.

Sécheresse culturelle

Les éditeurs étrangers, très attendus, particulièrement les Français, ont exigé la suppression des tarifs douaniers, revendication relayée par les éditeurs locaux, et ont obtenu satisfaction la semaine dernière. « Le problème du prix excessif des livres est d’actualité. Beaucoup d’Etats soutiennent directement ou indirectement le prix des livres. Ces pratiques demeurent timides ou inexistantes en Algérie « , regrette Abdelkader Khemri.

La vedette de ce salon sera Yasmina Khadra qui y présentera son dernier livre Les Hirondelles de Kaboul. Les maisons d’édition algériennes attendent beaucoup cet événement pour faire connaître leurs auteurs et leurs catalogues. Pour la plupart d’entre elles, un contrat avec un éditeur étranger est synonyme d’une viabilité financière pour plusieurs mois. D’autant plus que l’Anep, plutôt connue comme agence publicitaire, a décidé depuis cette année de se mettre à l’édition et donc de concurrencer sérieusement les éditeurs privés.

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