Guinée : une manifestation de l’opposition annulée par les forces de l’ordre

L’opposition guinéenne, qui réclame notamment la tenue d’élections législatives libres et transparentes, n’a pas pu manifester ce lundi, suite à l’intervention des forces de l’ordre.

(De notre correspondant)

La marche projetée ce lundi par les leaders de l’opposition, réunis au sein du collectif des Partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), n’a pas eu lieu à cause de la forte présence des forces de sécurité dans les quatre coins de la capitale guinéenne Conakry.

Conakry était en effet sous haute surveillance ce lundi matin. Le dispositif sécuritaire était visible dans tous les coins et recoins de la capitale. Objectif : empêcher, par tous les moyens, les militants de l’opposition de se regrouper.

Très tôt dans la matinée, les agents des forces de sécurité ont procédé à des arrestations. Les responsables de l’opposition n’ont pas été épargnés. Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, a ainsi annoncé l’arrestation de son fils.

Le domicile des leaders gazé

De plus, pour empêcher les leaders de l’opposition de mener la marche, les forces de sécurité ont encerclé le domicile du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, et n’ont pas hésité à lancer des bombes lacrymogènes. Le leader de l’UFDG a néanmoins réussi à rallier le domicile de Lansana Kouyaté -président du Parti de l’espoir et du développement national (PEDN)- d’où devait partir la marche.

Mais, une fois sur place, les membres de l’opposition ont été empêchés de quitter la résidence. D’après un opposant, ils auraient même été victimes d’attaques et leurs véhicules de commandement auraient essuyé des tirs.

Les opposants souhaitent leur retrait du gouvernement

L’opposition a alors fait une déclaration : elle demande le retrait de ses membres du gouvernement et des institutions républicaines, dont l’institution chargée d’organiser les élections et référendums en Guinée -la CENI- ainsi que le Conseil national de transition, qui fait office de Parlement. Les opposants annoncent également d’autres marches dans les jours à venir.

A rappeler que l’opposition guinéenne réclame aussi l’organisation d’ élections législatives libres et transparentes. Lesquelles tardent à avoir lieu : celles-ci devaient se tenir six mois après l’investiture du président Alpha Condé en 2010.

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