Finale CAN : la désillusion de Moulay Rachid après le penalty manqué face au Sénégal


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Moulay Rachid
Moulay Rachid

Moulay Rachid et Gianni Infantino assistent, impuissants, au penalty manqué qui fait basculer le match contre le Sénégal. Une vidéo virale de la désillusion de Moulay Rachid et de Gianni Infantino après le penalty manqué face au Sénégal circule sur les réseaux sociaux. Retour sur une soirée de grande déception.

La finale de la Coupe d’Afrique des nations restera longtemps gravée dans les mémoires marocaines, mais pas pour les raisons espérées. Dans un stade sous tension, porté par un public acquis à sa cause, le Maroc a vu son rêve de sacre continental s’effondrer sur un instant cruel : un penalty manqué, symbole d’une occasion historique envolée. En tribunes officielles, la déception était palpable, notamment sur le visage de Moulay Rachid, frère du roi Mohammed VI, assis aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino.

Une finale à domicile sous pression maximale

Organiser une CAN est toujours un défi sportif et politique. La jouer jusqu’en finale, à domicile, transforme l’événement en enjeu national. Pour le Maroc, cette ultime rencontre face au Sénégal représentait l’opportunité de confirmer son statut de puissance montante du football africain, après les performances remarquées des Lions de l’Atlas ces dernières années sur la scène mondiale. Dès les premières minutes, la rencontre s’est révélée fermée, tendue, marquée par l’engagement physique et la prudence tactique des deux camps.

Le Sénégal, qui courait derrière une seconde étoile, a opposé une discipline défensive rigoureuse, tandis que le Maroc tentait d’imposer son rythme, poussé par un stade incandescent. Le tournant du match survient en seconde période. À la suite d’une action litigieuse dans la surface sénégalaise, l’arbitre désigne le point de penalty en faveur du Maroc. Le stade retient son souffle. Dans les tribunes, Moulay Rachid se lève légèrement, comme des dizaines de milliers de supporters convaincus que l’histoire est sur le point de s’écrire.

Moulay Rachid, un passionné de sport touché en plein cœur

Mais le ballon est mal tiré par Brahim Diaz, ou est attrapé par Édouard Mendy. Peu importe la manière, le résultat est le même. Le penalty est manqué. En quelques secondes, l’espoir se transforme en sidération. Sur les images captées par les caméras, le frère du roi laisse apparaître une profonde déception, le regard figé, conscient du poids de cet instant dans une finale aussi indécise. Il porte les mains sur son visage en guise de déception.

Connu pour son attachement au sport et sa présence régulière lors des grands rendez-vous internationaux, Moulay Rachid incarnait ce soir-là le soutien institutionnel au football marocain. Sa réaction, sobre mais éloquente, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, devenant le reflet du sentiment partagé par tout un pays. Cette déception n’était pas seulement celle d’un supporter de prestige, mais celle d’un Maroc qui croyait tenir son moment de gloire continentale, dans un contexte où le football est devenu un puissant levier de rayonnement national.

Gianni Infantino, témoin d’une soirée cruelle

Assis à côté de Moulay Rachid, Gianni Infantino n’a pas échappé à l’intensité dramatique de la scène. Le président de la FIFA, habitué aux grandes affiches et aux finales sous haute pression, a lui aussi assisté à ce basculement brutal. Son geste qui rejoint celui du frère cadet de Mohammed VI, après le penalty manqué traduisait la conscience d’un moment charnière, où le destin sportif d’un tournoi se joue parfois sur un seul geste.

La présence d’Infantino soulignait l’importance stratégique de cette CAN pour le football africain, mais aussi pour le Maroc, souvent cité comme un modèle d’organisation et d’infrastructures sur le continent. Après cet épisode, le Sénégal a su garder son sang-froid. Plus réalistes, les Lions de la Téranga ont fini par faire la différence, s’imposant au terme d’un match éprouvant. Une victoire qui consacre leur régularité au plus haut niveau africain et laisse le Maroc face à ses regrets.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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