CAN 2025 : Brahim Diaz délivre le Maroc face à la Tanzanie (1-0) et envoie les Lions en quarts


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Brahim diaz
Brahim diaz

C’est fait. Dans la douleur mais avec le caractère des grandes équipes, le Maroc valide son ticket pour les quarts de finale de la CAN 2025. Bousculés par une équipe de Tanzanie disciplinée, les Lions de l’Atlas s’en sont remis à la lumière de Brahim Diaz pour faire la différence (1-0). Une victoire marquée par le sceau de la « connexion espagnole » avec le retour patronal d’Achraf Hakimi.

Le match n’a pas été la promenade de santé espérée, mais l’essentiel est là. Au terme d’un huitième de finale électrique, le Maroc continue sa route vers le sacre continental. Il aura fallu attendre l’éclair de génie de Brahim Diaz pour faire sauter le verrou tanzanien à la 64e.

Brahim Diaz, le facteur X

Alors que la Tanzanie semblait décidée à pousser le Maroc dans ses retranchements, c’est le milieu offensif du Real Madrid qui a pris ses responsabilités. Dans un match fermé, Diaz a su trouver la faille, offrant aux supporters marocains le but de la libération. Sa quatrième réalisation dans la compétition.

Sa vision du jeu et sa capacité à éliminer dans les petits espaces ont été précieuses face au bloc bas des Taifa Stars. Ce but vient récompenser l’intégration réussie du joueur au sein de la tanière, lui qui a opté en 2024 pour la nationalité marocaine s’affirme de plus en plus comme le métronome offensif de cette sélection. Le retour d’Hakimi, l’autre « espagnol » de l’équipe a été aussi important pour la stabilité de l’équipe.

La « Furia » marocaine : Hakimi et Diaz, l’ADN espagnol au service du Royaume

Ce match symbolise aussi la réussite de la stratégie de la Fédération marocaine : attirer les binationaux d’élite. Ce soir, la victoire porte une signature particulière, celle des enfants de la diaspora nés et formés en Espagne ou en France.

Car ce match marquait le grand retour d’Achraf Hakimi dans le onze de départ, le retour du patron. Le natif de Madrid, formé à la Castilla du Real, a apporté cette percussion et ce leadership qui avaient peut-être manqué lors de la rotation précédente. Son activité dans le couloir droit a été incessante. À ses côtés, Brahim Diaz, natif de Malaga, a prouvé qu’il avait l’étoffe des héros.

Ces deux talents, pur produits de la formation espagnole, ont choisi de défendre les couleurs du Maroc, et ce soir, cette double culture footballistique, alliant la grinta marocaine à la technicité espagnole, a fait plier la Tanzanie.

Direction les quarts

La Tanzanie qui sort de la compétition la tête haute, ayant offert une résistance héroïque face à l’un des favoris du tournoi. Un penalty litigieux qui lui a été refusé en fin de match aurait même pu lui permettre d’atteindre les prolongations. Mais le réalisme était marocain ce soir.

Walid Regragui et ses hommes peuvent souffler : le piège est évité. Les Lions de l’Atlas sont en quarts de finale et continuent de rêver d’une étoile. Reste désormais à récupérer, car la suite de la compétition s’annonce encore plus intense.

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Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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