
Le Global Relocation Index 2026 de Rumavi évalue 192 pays et territoires selon leur attrait pour les personnes envisageant de s’installer à l’étranger. Maurice est le seul pays africain dans le top 50 mondial. Derrière elle, les Seychelles, le Botswana, le Cap-Vert et la Namibie complètent le quinté continental.
Publié début juillet, ce classement reste d’actualité pour ceux qui préparent une installation à l’étranger en 2027. Il agrège 24 indicateurs regroupés en quatre piliers : fiscalité et coût de la vie, cadre de vie et santé, sécurité et stabilité, installation et opportunités. Dans sa version générale, l’Estonie prend la première place mondiale avec 72,8 points sur 100. Rumavi décline aussi son index pour les retraités, les nomades numériques, les familles, les entrepreneurs et les personnes privilégiant la fiscalité, avec des résultats parfois très différents.
Maurice, seule africaine du top 50
Avec 67,1 points, l’île de l’océan Indien se classe 38e, avec le même score affiché que les Pays-Bas et le Qatar. Son pilier financier, noté 80,2, constitue son principal atout. Rumavi lui attribue notamment 90 pour l’indicateur « monnaie et système bancaire » et 87 pour le coût de la vie général.
Le profil « retraités » lui est encore plus favorable : Maurice y grimpe au 14e rang mondial. L’index relève toutefois une moindre accessibilité financière du logement et une qualité de l’air moins favorable, deux indicateurs notés autour de 45. Ces résultats rappellent que l’attractivité d’une destination varie selon le budget et les besoins de ceux qui s’y installent.
Les Seychelles se distinguent sur la fiscalité
Classé 62e avec 64,3 points, l’archipel voisin obtient des notes favorables pour la fiscalité du revenu (78) et le traitement des revenus étrangers (80). Il atteint ainsi la 39e place mondiale du profil fiscal.
Les Seychelles appliquent un principe de territorialité à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui vise les revenus de source seychelloise. Le traitement d’une situation individuelle dépend cependant de la nature et de la source des revenus concernés.
Les appréciations de Rumavi sont moins favorables sur les opportunités d’affaires, notées 43, et l’éducation, notée 48. Deux limites à prendre en compte pour les candidats souhaitant développer une activité ou s’installer avec des enfants.
Le Botswana se distingue par le coût de la vie
Premier pays d’Afrique continentale, le Botswana se classe 71e avec 63,3 points. Il obtient des notes particulièrement élevées pour l’accessibilité financière du logement (91) et le coût de la vie général (90).
Le pays a connu sa première alternance depuis l’indépendance à l’issue des élections du 30 octobre 2024, avec l’entrée en fonction de Duma Boko le 1er novembre. L’index lui accorde 69 points en stabilité politique. La sécurité dans la rue, notée 48, constitue en revanche l’un de ses points faibles.
Cap-Vert et Namibie : un accès à la propriété apprécié
Séparés par trois dixièmes de point, le Cap-Vert (95e, 61,3) et la Namibie (96e, 61,0) obtiennent tous deux 90 pour les droits de propriété des non-ressortissants.
Au Cap-Vert, Rumavi souligne la possibilité pour les étrangers d’acquérir des biens en pleine propriété. Le confort climatique, noté 81, figure également parmi ses atouts. La qualité des soins et l’État de droit, à 48 chacun, pèsent sur son résultat.
La Namibie permet l’achat de logements urbains par des étrangers, mais soumet l’acquisition de terres agricoles à un encadrement spécifique, notamment une autorisation ministérielle préalable. La sécurité dans la rue (36) et les infrastructures numériques (38) figurent parmi ses faiblesses selon l’index.
Des destinations attractives, des données inégales
L’écosystème des start-up constitue un point faible commun car la Namibie obtient 21, le Cap-Vert 29, le Botswana 38, Maurice 39 et les Seychelles 47. Pour quatre de ces pays, il s’agit de l’indicateur le moins bien noté.
Ce palmarès fait ressortir des destinations attractives pour certains retraités ou expatriés disposant de revenus extérieurs. Il ne mesure toutefois pas directement la capacité de ces économies à créer des emplois qualifiés ou à retenir leurs diplômés.
La portée des résultats mérite aussi d’être précisée. Rumavi, une société privée de conseil en expatriation, combine données institutionnelles, estimations et appréciations internes. Seuls 5 des 24 indicateurs des Seychelles et 4 de ceux du Cap-Vert reposent sur des données institutionnelles identifiées dans leurs fiches.
Source : Rumavi, Global Relocation Index 2026 (profil général)




