Ebola à Beni : cinq patients guéris quittent les centres de traitement


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Soignant Ebola en RDC
Soignant Ebola en RDC

Deux enfants, deux femmes et un soignant ont quitté les structures de prise en charge d’Ebola, lundi. Il s’agit de la plus importante sortie collective enregistrée à Beni depuis le début de la 17e épidémie d’Ebola en RDC.

À Beni, une éclaircie apparaît dans une période encore marquée par l’inquiétude. Cinq patients atteints d’Ebola ont quitté guéris, lundi 31 août, les deux centres de traitement de la ville, au Nord-Kivu. Il s’agit de deux enfants, deux femmes et un membre du personnel soignant. Depuis le début de l’épidémie, jamais autant de patients n’étaient sortis guéris en même temps de ces deux structures.

Une victoire qui redonne espoir

Pour les équipes engagées dans la riposte, ces guérisons constituent bien plus qu’un simple bilan positif. Elles apportent un message que les responsables sanitaires cherchent à faire entendre dans une population parfois gagnée par la peur : Ebola être vaincu lorsque la maladie est détectée et prise en charge suffisamment tôt.

Le docteur Jérémie Muhindo, président de la commission chargée de la prise en charge dans la riposte à Beni, estime que ces cinq sorties doivent contribuer à rassurer la population. Son appel est surtout de ne pas attendre lorsque les premiers signes apparaissent et de se tourner rapidement vers les structures de santé.

Chez les survivants, l’émotion était palpable. Après avoir franchi les portes du centre de traitement, certains ont tenu à remercier les soignants et à encourager d’autres malades à ne pas perdre espoir.

Onze guérisons depuis le début de l’épidémie

Avec ces cinq nouvelles sorties, onze patients ont désormais été déclarés guéris à Beni depuis le début de cette flambée à laquelle la RDC fait face mai 2026 en Ituri. L’OMS a rapidement classé cette flambée, provoquée par le virus Ebola Bundibugyo, comme une urgence de santé publique de portée internationale. Ceci, d’autant plus que la particularité de cette souche complique cependant la riposte. Contrairement au virus Ebola Zaïre, il n’existe actuellement pas de vaccin homologué spécifiquement contre le virus Bundibugyo. Des recherches sont en cours sur des vaccins et traitements candidats, mais la prise en charge rapide reste essentielle pour réduire les décès.

À Beni, les cinq guérisons constituent donc une nouvelle porteuse d’espoir pour les populations congolaises. Tout peut se résumer en ces quelques mots : Ebola existe, mais il n’est pas une condamnation à mort. Se faire soigner rapidement peut sauver une vie.

Serge Ouitona
Serge Ouitona, historien, journaliste et spécialiste des questions socio-politiques et économiques en Afrique subsaharienne.
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