
La riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo enregistre de nouvelles prouesses. En effet, quatre personnes déclarées guéries après leur prise en charge, ont quitté vendredi 21 août 2026 le Centre de traitement Ebola (CTE) de Katwa, à Butembo. Quatre autres personnes, admises comme cas suspects, ont également pu regagner leurs familles après des tests négatifs.
Au Centre de traitement Ebola de Katwa, l’heure était aux retrouvailles ce vendredi. Huit personnes ont quitté l’établissement après les résultats de leurs examens de laboratoire. Parmi elles, quatre patients ont été déclarés guéris de la maladie à virus Ebola, tandis que quatre autres, initialement considérés comme des cas suspects, ont été déclarés non cas après avoir été testés négatifs.
Ces sorties constituent un renfort pour la lutte contre une épidémie qui continue de mettre les structures sanitaires congolaises à rude épreuve. Plusieurs des personnes sorties du CTE ont expliqué s’y être rendues volontairement après l’apparition de symptômes. Un réflexe que les autorités sanitaires cherchent précisément à encourager face à la peur et les rumeurs qui freinent le recours aux soins.
Un taximan ayant quitté le centre a appelé la population à ne pas considérer le CTE comme un lieu réservé uniquement aux personnes infectées. Une prise en charge dans un centre spécialisé ne signifie pas nécessairement que le patient est atteint d’Ebola, a-t-il fait savoir, selon les propos rapportés par actualité.cd.
Parmi les survivants figure également un patient qui a lui-même été touché par la maladie, tout comme huit membres de sa famille, tous déclarés guéris après leur prise en charge au CTE. Il a insisté sur la dangerosité du virus et encouragé les personnes qui présentent des symptômes suspects à consulter rapidement. Il a également appelé la population, notamment les jeunes, à s’impliquer davantage dans la riposte et à ne pas céder aux rumeurs.
Des capacités de prise en charge renforcées
Les autorités sanitaires continuent de rappeler l’importance d’une consultation rapide en cas de fièvre, de vomissements, de diarrhée ou de tout autre symptôme compatible avec Ebola. L’objectif est d’éviter que la peur de la maladie ou les fausses informations ne retardent la prise en charge et ne compromettent les chances de survie.
La riposte bénéficie par ailleurs d’un renforcement logistique. Au 19 août, 16 véhicules offerts par l’UNICEF avaient été réceptionnés afin d’améliorer les opérations de décontamination. Dans le Haut-Uele, les capacités de prise en charge ont également été augmentées dans les zones de santé de Wamba et d’Isiro, où les hôpitaux généraux aménagés disposent désormais d’une capacité annoncée de 130 lits.
Au total, 37 patients supplémentaires ont été déclarés guéris dans les provinces touchées par l’épidémie, portant à 1 152 le nombre cumulé de personnes déclarées guéries depuis le début de la flambée. Mais ces progrès interviennent alors que la maladie reste meurtrière. Au 21 août, 5 290 personnes avaient été testées positives et 2 516 décès avaient été enregistrés, selon les données communiquées dans le cadre de la riposte.




