Deux défaites, deux réveils : la Côte d’Ivoire et l’Algérie scrutées à la loupe par leurs presses


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Cote d'Ivoire et Algérie éliminés de la CAN 2025
Cote d'Ivoire et Algérie éliminés de la CAN 2025

Le même soir, samedi 10 janvier 2026, les champions en titre ivoiriens ont quitté la CAN 2025 au terme d’un match fou contre l’Égypte (2-3), pendant que l’Algérie s’inclinait nettement face au Nigeria (0-2). À Abidjan comme à Alger, la revue de presse raconte deux éliminations… et deux débats très différents.

Côte d’Ivoire : un match spectaculaire, des regrets, et l’appel à rester debout

Côté ivoirien, la défaite a d’abord été racontée comme un scénario cruel : une Côte d’Ivoire bousculée d’entrée, menée, revenue, puis punie par le réalisme égyptien. Fraternité Matin évoque une rencontre « spectaculaire », où l’Égypte a fait la course en tête (3-1) avant que les Éléphants ne réduisent l’écart (3-2), rallumant l’espoir sans jamais renverser la table.

Dans la presse, un mot revient : la frustration. RFI insiste sur l’efficacité clinique des Pharaons de Mo Salah, buteur décisif, et sur les erreurs que ce type d’adversaire « punit » immédiatement. Abidjan.net, de son côté, pose le décor d’une élimination qui laisse un goût amer, mais sans procès expéditif : l’idée dominante est celle d’un groupe qui a existé, mais a payé cash ses moments d’absence.

Le ton se fait plus politique et rassembleur au lendemain du match. Le message de la FIF appelle à l’unité, salue « l’honneur » des joueurs et évoque déjà la suite, « avec en ligne de mire la prochaine Coupe du monde ». Le mot d’ordre : la Côte d’Ivoire reste debout  et ambitieuse.

Algérie : constat d’impuissance, puis le procès de l’arbitrage

En Algérie, l’élimination est décrite avec beaucoup moins de romantisme. La presse revient sur un match à sens unique : Nigeria plus intense, plus haut, plus tranchant. TSA note une Algérie incapable d’exister offensivement, dominée dès la première période, avant de céder juste après la pause sur la tête d’Osimhen, le ballon d’Or 2023 à l’origine aussi d’unepasse décisive sur le but d’Akor Adams (2-0).

Très vite, le débat bascule sur deux fronts. Le premier, tactique et physique : TSA parle de fatigue accumulée après un huitième exigeant contre la RD Congo, de choix de onze discutables et d’un plan de jeu jugé trop prudent.

Le second, émotionnel : l’arbitrage. l’ensemble des médias évoque un «enalty flagrant non sifflé à la 13e minute, et plusieurs relaient la colère algérienne face aux décisions de l’arbitre sénégalais Issa Sy. La FAF a annoncé vouloir saisir la CAF avec un dossier détaillé sur l’arbitrage.

Même les prises de parole calmes contiennent ce parfum de regret. Le sélectionneur Vladimir Petkovic assume ses choix et reconnaît la supériorité nigériane, tout en soulignant que l’équipe « n’était pas dans le match ».

Le point commun : deux éliminations, une CAN qui ne pardonne rien

La lecture croisée est limpide : la Côte d’Ivoire sort « avec des regrets » mais sur un match ouvert, presque spectaculaire, et un discours d’unité pour éviter que la déception devienne fracture.

L’Algérie, elle, sort sur une impression d’impuissance, avec un débat qui se durcit (choix tactiques, fatigue, arbitrage) et des mots qui sentent déjà l’« après », reconstruire et trancher avant les prochaines échéances qui se profilent rapidement avec le Groupe de la Mort pour l’Algérie pour la Coupe du Monde 2026.

Ces deux quarts du 10 janvier 2026 dessinent aussi le dernier carré, avec Égypte-Sénégal et Nigeria-Maroc mercredi 14 janvier 2026. Deux chocs pour une CAN dont le niveau impresssionne.

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Criss Bailly est un journaliste collaborant avec afrik.com, où il couvre une large palette de sujets allant de la politique à la culture, en passant par la santé et la société. Ses articles abordent des thématiques variées, telles que la responsabilité sociétale des entreprises en Afrique, la situation épidémiologique du Covid-19 au Gabon, ou encore des enquêtes sur des scandales internationaux impliquant des figures publiques. Il met également en lumière des figures marquantes du continent, comme l’écrivain Serge Bilé ou la chanteuse Dobet Gnahoré, à travers des interviews et des analyses approfondies. Son travail reflète un engagement à décrypter les dynamiques africaines contemporaines, tout en donnant une voix aux acteurs influents du continent.
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