
Après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le président Paul Biya, avait promis, lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2025, la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale dans les prochains jours. Ayant donc attendu en vain jusqu’à date, les interrogations fusent de partout, le Gecam (principale organisation patronale du Cameroun), n’est pas du reste.
« Que peut-on attendre de quelqu’un qui a mis plus de 10 ans à un poste ? Quel miracle peut-il encore opérer ? Le sang neuf dans cette nouvelle équipe gouvernementale tant attendue, ferait du mal à qui ? », s’interroge le patriarche Jean O.
« Il est connu de tous que, lorsque vous portez un habit pendant une longue période, il finit par perdre de sa valeur. Une voiture, aussi solide qu’elle soit, mérite souvent des révisions et des changements de pièces, après une certaine durée. Tel est l’être l’humain, qui devient incapable de remplir sa feuille de route, malgré sa bonne volonté. Et dans les affaires, aucun investisseur ne sera prêt à y injecter son argent. Résultat de cause, le taux de chômage va augmenter, s’en suivront la corruption, les trafics de stupéfiants, les enlèvements avec demande de rançon, des agressions, des foyers de tension par-ci, par-là, des détournements de fonds publics, des trafic d’influence. Bref, le climat devient morose », déclare l’électricien Pascal T.
« L’équipe gouvernementale a montré ses limites »
Selon l’enseignante Rose D., « l’équipe gouvernementale encore en poste, composée des personnes qui ont déjà passé de 10 à plus de 30 ans, a montré ses limites. Tant qu’elle est encore aux commandes, les activités ne peuvent qu’être bloquées à tous les niveaux. Cela se ressent que ce soit dans nos familles (incapacité des parents à s’occuper de leurs enfants), dans les marchés (la cherté des produits alimentaires), les églises (les chrétiens ne cotisent plus assez), les écoles (le renvoi de beaucoup d’élèves insolvables), le nombre sans cesse croissant des jeunes qui prennent la route du désert et de la méditerranée, etc »,
« J’ai donc comme l’impression que dans la peur de perdre leurs postes et les avantages y afférents, cette situation somme toute désolante, arrangerait ces membres du gouvernement et leurs familles. D’où leurs domiciles transformés en lieu de culte de toutes sortes et de prières intenses. Notre joie est ternie lorsque rien ne va. Alors, soyons en parfaite harmonie et pensons au développement », ajoute-t-elle.
« La machine « Cameroun » est complètement grippée »
« Même les aveugles ont constaté que depuis des dizaines d’années, la machine « Cameroun » est complètement grippée, et qu’il en faut absolument des lubrifiants, pour remettre les pièces en mouvement. Cela voudrait en clair dire que notre pays a vraiment besoin des nouvelles personnes pour son décollage. A cela, il faudra mettre en application, la déclaration des biens, afin que cette nouvelle équipe gouvernementale, ne tombe pas dans les travers, comme leurs prédécesseurs, qui ont tellement amassé des richesses pour eux-mêmes, leurs enfants et arrière-petits-enfants. Que veulent-ils encore ? Certains, croupis par le poids de l’âge et ne pouvant plus emprunter même les ascenseurs, ont transformé leurs domiciles en bureau. Est-ce normal cela ? », questionne l’étudiant Brice P.
« Notre pays est comme un peuple qui vit dans l’ombre. Cette nouvelle équipe de par leur comportement, devra être une lumière pour les autres. Abandonnons les filets de la haine, de l’agressivité, du favoritisme, du tribalisme,… Ayons tous le même langage pour qu’il n’ y ait pas de division », déclare la diaconesse Jeannine K.




