Une taxe sur les appareils mobiles soulève le tollé en RDC


Lecture 2 min.
Téléphone portable
Téléphone portable

La taxe sur le registre des appareils mobiles (RAM) est au cœur d’indignations en République Démocratique du Congo. Avec un coût de 7 dollars, payables en 6 tranches, cette taxe est perçue comme une charge de trop au regard du coût élevé des crédits téléphoniques et des données mobiles.

En République Démocratique du Congo, des voix se lèvent contre la taxe sur le registre des appareils mobiles et désapprouvent le prélèvement opéré par les opérateurs des télécoms sur les crédits de communication. Dans les rues et sur la Toile, les utilisateurs sont unanimes : « La taxe RAM est une charge de trop et exige des explications claires de la part du ministère des Postes Télécommunications et de la Nouvelle technologie de l’Information et de la Communication (PTNTIC) ainsi que de l’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications du Congo (ARPTC) ».

 

Mise en place depuis septembre 2020, cette taxe a pour objectif d’optimiser la sécurité et la qualité de service des réseaux mobiles sur le territoire national, de lutter efficacement contre la contrefaçon des appareils mobiles en déconnectant les appareils identifiés comme non-conformes et de combattre le vol des appareils mobiles en bloquant les appareils déclarés volés. Des sources officielles font savoir que l’Etat congolais entend mobiliser 48 millions de dollars à travers cette taxe au courant de cette année. Une partie des fonds collectés devrait financer l’accès gratuit à internet dans les aéroports, les universités et autres espaces publics.

« Innovation à l’escroquerie des Congolais »

Pour l’Observatoire de la Dépense publique (ODEP), cette taxe est une « innovation à l’escroquerie des Congolais ». Dans un communiqué, cette structure de la société civile demande l’audition du ministre des Postes Télécommunications et de la Nouvelle technologie de l’Information et de la Communication à l’assemblée nationale et dénonce l’opacité dans le marché public de cette taxe.

La crainte de la société civile

Dans un communiqué publié ce 4 mai et dont copie est parvenue à AFRIK.COM, la Nouvelle société civile Congolaise (NSCC) et les Forces des leaders engagés du Congo (FLEC) ont exprimé leur crainte face aux probables tensions sociales suite à la mise en place de cette taxe. « Craignant des tensions sociales, les organisations signataires du présent communiqué appellent le chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, d’annuler la taxe de trop dite de RAM imposée illégalement à la population congolaise sans revenu pouvant lui permettre de vivre comme un citoyen normal », peut-on lire dans ce document.

Au niveau de l’hémicycle national, deux députés ont adressé, le 3 mai, une question orale avec débat au ministre des Postes suite à cette taxe sur le registre des appareils mobiles.

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News