Traoré de retour dans un pays embrasé

Suite à l’agression, dont il a été victime le 21 mai à son bureau et commise par ses détracteurs, le président malien de transition Dioncounda Traoré s’était réfugié à Paris pour se faire soigner. Selon le gouvernement, il doit regagner Bamako ce vendredi.

Suite à l’agression, dont il a été victime le 21 mai à son bureau et commise par ses détracteurs, le président malien de transition Dioncounda Traoré s’était réfugié à Paris pour se faire soigner. Selon le gouvernement malien, il doit regagner Bamako ce vendredi. « Le président intérimaire qui a séjourné en France pour des soins, regagne Bamako vendredi 27 juillet 2012. Son avion est attendu à 16H30 (locales et GMT) à l’aéroport de Bamako », signale un communiqué officiel diffusé à la télévision publique.

A la suite du coup d’Etat du 22 mars du capitaine Sanogo contre le régime d’Amadou Toumani Traoré, le Mali est plongé dans une crise politique. Ce renversement du pouvoir politique, survenu dans le Sud-Mali, a permis aux rebelles touaregs et islamistes de prendre le contrôle du Nord. D’où l’exil au Sénégal de l’ex-président malien Amadou Toumani Traoré. Le président malien de transition Dioncounda Traoré a, quant à lui, assuré l’intérim jusqu’au 21 mai, lorsqu’il a été agressé par des manifestants hostiles à son arrivée au pouvoir.

Depuis, le chaos règne dans le pays. Les islamistes, notamment affiliés à Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), contrôlent le Nord-Mali, ils ont entre autres pris les villes de Gao et Tombouctou. Pour sortir de la crise, l’hypothèse d’une intervention militaire n’est plus exclue.

Ouattara n’exclut pas une intervention militaire

L’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (cedeao) réclament la formation d’un gouvernement d’union et, attendent par ailleurs une résolution de l’Onu qui approuverait une intervention militaire.

Alassane Ouattara a achevé sa visite à Paris. Ce jeudi, le président ivoirien a rencontré pendant une heure François Hollande à l’Élysée. Dans une interview accordée au Parisien, à paraître ce vendredi, il n’exclut pas une intervention militaire au Mali. « Les négociations continuent mais, si elles n’aboutissaient pas, nous serions dans l’obligation d’utiliser la force pour débarrasser le Nord-Mali de ces groupes terroristes et intégristes. », a-t-il déclaré.

La France se sent, elle aussi, concernée par cette crise au Nord-Mali. Laurent Fabius a entamé ce jeudi sa tournée africaine. Le ministre français des Affaires étrangères a fait escale à Niamey (au Niger, pays limitrophe du Mali), puis il se rendra ce vendredi au Burkina Faso et au Sénégal, et samedi il fera une halte au Tchad. Ces rencontres diplomatiques ont un seul but : résoudre la crise au Mali.

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