Togo : Gnassingbé et Olympio négocient l’entrée de l’UFC au gouvernement

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, a rencontré vendredi à Ouagadougou, l’opposant Gilchrist Olympio. Les deux protagonistes semblent envisager l’entrée éventuelle de l’Union des forces de changement (UFC) dans le prochain gouvernement. Cette discussion fait suite aux législatives du 14 octobre dernier au cours desquelles le RPT a remporté la majorité des sièges.

Notre correspondant à Lomé

Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio ont surtout discuté de la participation de l’UFC au futur gouvernement. « Nous somme là pour voir comment nous pouvons travailler, voir si les choses vont évoluer dans les prochains jours. Dans cette situation, il va falloir que tout le monde mette de l’eau dans son vin », a déclaré, le leader de l’Union des forces de changement (UFC), M. Gilchrist Olympio à la sortie de la rencontre de Ouagadougou.

Le président burkinabè, Blaise Compaoré, a rapporté que son homologue togolais a dit qu’il allait contacter l’opposition pour la formation du futur gouvernement. Il a ajouté que « l’opposition veut parfois entrer au gouvernement mais elle pose des conditionnalités. C’est ça qu’il faut attendre de voir après cette rencontre ».

Pour l’instant, M. Gilchrist Olympio n’exclut pas l’entrée de son parti au gouvernement. « Je dis que c’est possible de participer à un gouvernement d’ouverture… Je crois qu’il y a une ouverture à l’horizon, mais il est encore trop tôt pour tirer n’importe qu’elle conclusion », a dit M. Olympio.
Selon de bonnes sources, M. Faure Gnassingbe va prendre attache avec les leaders de l’UFC, et leur proposer ouvertement leur entrée dans le futur gouvernement.

Le fruit des élections

« Les élections étaient une étape déterminante et il fallait poursuivre l’apaisement, continuer la politique d’ouverture et garder également l’esprit de l’accord politique global en poursuivant dans le sens des réformes politiques », a déclaré le Président Togolais dans la capitale du Faso.

Le parti de l’opposant Gilchrist Olympio a dénoncé des « irrégularités », à l’issu du scrutin, et a estimé que ces résultats « ne sont ni crédibles, ni acceptables et ne reflètent en rien la volonté exprimée par les populations togolaises « . Le parti soutient que la Cour « n’a pas dit le droit ». Cependant, il envisage participer à ce gouvernement, « mais pas à n’importe quelles conditions ».

La Cour constitutionnelle a confirmé mardi la victoire du RPT aux législatives devant l’Union des forces de changement (UFC) de M. Olympio (27 sièges).

La dernière rencontre entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio remonte à septembre 2006, à Paris. En 2007, l’UFC participait pour la première fois aux législatives, depuis le début du processus démocratique enclenché il y a plus de 17 ans.