Togo : la Cour constitutionnelle confirme les résultats des législatives

Membres de la Cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle du Togo a proclamé, mardi, au cours d’une séance solennelle, les résultats définitifs des élections législatives du 14 octobre dernier, confirmant la victoire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir).

Notre correspondant à Lomé

« La Cour Constitutionnelle a constaté que les opérations de vote se sont dans l’ensemble déroulés conformément aux procédures établies… Il y lieu de déclarer que le scrutin s’est bien déroulé. », s’est félicité Abdou Assouma, le Président de la Cour.Membres de la Cour constitutionnelle

Les résultats tels que présentés au lendemain du scrutin sont simplement confirmés. Ainsi, on note la forte présence du RPT avec 50 sièges, l’UFC avec 27 sièges, et le CAR ferme la marche avec 4 sièges.

Les 20 recours formulés par certains partis et candidats indépendants, au motif tendant à annuler le scrutin dans certaines circonscriptions électorales sont tous rejetés par la cour. «Cette proclamation est définitive et clôt toutes les opérations électorales, les résultats du scrutin et indique les 81 personnalités élues qui vont siéger à l’Assemblée nationale pendant les 5 prochaines années », a affirmé le Président de la Cour Constitutionnelle du Togo.

Représentants du RPT à la cérémonie« C’est un résultat qui me comble. Le prochain défi du RPT, c’est les élections locales et présidentielles », a déclaré à Afrik.com Esso Solitoki, Secrétaire General du RPT, parti au pouvoir.

A cette cérémonie, on notait la présence des membres du gouvernement, des partenaires au développement et des observateurs internationaux. « Aujourd’hui, nous avons assisté à un processus bien solennel et légal et qui apporte une crédibilité aux droits de l’Homme. Nous pensons que c’est un résultat que tout le monde doit accepter », a déclaré Igué Olatukumbo, Représentante du Haut Commissariat des Nations unies pour les Droits de l’Homme.

La nouvelle Assemblée nationale prendra fonction « autour du 13 novembre », selon un juriste Togolais, se basant sur les dispositions prévues par le code électoral. Lomé peut désormais rêver d’une reprise de la coopération avec l’UE, suspendue depuis 1993. La tenue d’élections libres et transparentes était la principale condition posée par Bruxelles.

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