Congo-Brazzaville : sept candidatures enregistrées pour la présidentielle de 2026


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Le président congolais, Denis Sassou N'Guesso
Denis Sassou N'Guesso, Président du Congo

La Direction générale des affaires électorales (DGAE) a officiellement mis fin à la période de dépôt des candidatures pour le scrutin présidentiel prévu le 15 mars prochain. Alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son calendrier démocratique, la liste des prétendants révèle un paysage politique marqué par la présence de figures historiques, mais aussi par l’émergence d’une nouvelle génération.

À l’issue de cette étape administrative, sept dossiers ont été enregistrés et attendent désormais le verdict de la Cour constitutionnelle.

Le président sortant face à l’épreuve de la visite médicale

Denis Sassou-Nguesso, âgé de 82 ans et cumulant plus de quatre décennies à la tête de l’État, a officiellement déposé sa candidature pour un nouveau mandat. Pour se conformer strictement à l’article 48 de la loi électorale, le chef de l’État s’est soumis ce mercredi 11 février à un examen médical rigoureux au siège de la Cour constitutionnelle. Accueilli par le président de l’institution, Auguste Iloki, le candidat à sa propre succession a été examiné par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour suprême. Ces experts ont délivré un certificat médical attestant de sa bonne santé physique et mentale, une pièce maîtresse pour la validation de son dossier.

Une opposition morcelée et des absences remarquées

Face au président sortant, six candidats issus de l’opposition ont décidé de tenter leur chance. Parmi eux figurent des habitués des joutes électorales comme Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, qui défie Denis Sassou-Nguesso à chaque élection depuis 2002, ou encore Anguios Nganguia Engambé, en lice pour la quatrième fois consécutive. On note également la présence de Dave Mafoula, déjà candidat en 2021, ainsi que de Vivien Manangou, enseignant de droit, et Zinga Mabio Mavoungou, ancien député. Cependant, l’absence des deux principales forces d’opposition, l’UPADS et l’UDH-Yuki, interroge sur la stratégie de ces partis qui ont choisi de ne présenter aucun candidat cette année.

Le défi de la jeunesse et l’attente du calendrier final

L’une des surprises de cette liste est la candidature de Destin Gavet, leader du Mouvement des républicains (MR). À seulement 35 ans, il s’impose comme le benjamin de la compétition. Il symbolise une volonté de renouvellement de la classe politique congolaise. Malgré cette diversité de profils, la partie est loin d’être jouée. La Cour constitutionnelle doit encore examiner la recevabilité de chaque dossier avant la publication de la liste définitive. Une fois cette étape franchie, les candidats retenus pourront lancer leurs hostilités politiques lors de la campagne électorale qui débutera officiellement le 28 février.

Sidoine
Sidoine observe, écoute et raconte l’Afrique telle qu’elle se vit au quotidien. Sur Afrik.com, il mêle récits, portraits et analyses pour donner chair aux événements et aux débats qui animent le continent
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