Tchad : la sécurité renforcée à N’Djamena, les policiers consignés

Au lendemain du double attentat à N’Djamena, l’armée a été déployée dans la capitale tandis que les policiers, accusés de défaillance, ont été consignés dans les commissariat de la capitale.

La sécurité a été renforcée dans la capitale tchadienne, N’Djamena, ce mardi 16 juin 2015, au lendemain du double attentat, devant deux bâtiments de la police, qui a coûté la vie à 27 personnes. Les policiers ont été cantonnés dans les commissariats. Ils sont accusés de négligence après l’attaque.

« Défaillance »

La frontière avec le Cameroun a été fermée, tandis qu’un couvre-feu a été instauré à partir de 19h dans la capitale où l’armée a été déployée en lieu et place de la police. « Les policiers sont interdits de sortie et d’entrée. (…) Le gouvernement estime que les attentats de la journée incombent à une défaillance de sécurité », a indiqué le commandant Mahamat Richard Gagna, rapporte Anadolu Agency.

Des avions français de surveillance et de reconnaissance seraient également en train de survoler N’Djamena.

Détermination

Le porte-parole du gouvernement tchadien, Hassan Syla Bakary, avait réaffirmé la détermination de l’armée tchadienne à combattre la secte islamiste Boko Haram, accusée d’être responsable des attaques.

Le Président français François Hollande avait cité la même organisation djihadiste comme responsable de l’attaque, ce lundi.

Près de 19 personnes dont 16 policiers ont été tués dans un première explosion devant l’école de police de N’Djamena. Neuf autres personnes ont péri peu après dans une deuxième déflagration devant le commissariat central de la police de la ville.