Rose Rogombé, première présidente du Gabon

La présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, 66 ans, a été investie « provisoirement », mercredi, présidente de la République gabonaise lors d’une transition conforme à la Constitution. Elle remplace Omar Bongo Ondimba, décédé officiellement lundi, qui sera inhumé le 18 juin, à Franceville, au Gabon.

Notre correspondant au Gabon

«Je le jure!», a affirmé solennellement Rose Francine Rogombé, ce matin, main droite levée, main gauche sur la Constitution, devant un parterre composé des députés et sénateurs, des membres du gouvernement et des représentants de tous les corps de l’Etat, dont l’armée. «Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d’assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d’être juste envers tous», a-t-elle déclaré.

La présidente du sénat, Rose Francine Rogombé, 66 ans, née Etomba, avait été nommée présidente de la République intérimaire, mardi, par la Cour constitutionnelle du Gabon, suite à la mort du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, décédé lundi dernier à Barcelone, en Espagne. Juriste de formation, membre du Parti démocratique gabonais (PDG, fondé par M. Bongo), plusieurs fois secrétaire d’Etat dans des gouvernements de Léon Mebiame (1975-1990), elle avait été élue en février à la tête du Sénat pour six ans. Elle était alors devenue la première Gabonaise à diriger une institution parlementaire.

Une lourde tâche

La nouvelle présidente de la République intérimaire aura la lourde mission d’organiser des élections présidentielles, dans un délai de 45 jours au plus, en vue de la désignation du successeur d’Omar Bongo Ondimbé. Les Librevillois qui semblaient être très timorés lundi dernier, dès l’annonce du décès de leur président, commencent à se donner de nouveau petit à petit à leurs activités. Ils ont l’impression que les acteurs politiques ont compris que «le peuple veut continuer à vivre dans la paix et la concorde».

Omar Bongo Ondimba, le président gabonais, sera inhumé le 18 juin à Franceville, dans sa région natale, d’après le programme officiel des obsèques publié mercredi. Sa dépouille devrait arriver jeudi, à Libreville, à 15H30. Les funérailles débuteront vendredi.

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