
L’auteure-compositrice-interprète camerounaise, installée en France, a dévoilé le 2 octobre « Ngeda (Live Session) ». Chanté en bassa’a, ce titre dédié à son grand-père disparu s’inscrit dans « Voix Noire », le projet qu’elle consacre depuis 2025 à la mémoire de sa famille.
C’est la voix de son père que l’on entend en premier. Rose Black a voulu qu’il ouvre « Ngeda », qu’elle présente comme une prière adressée à son grand-père, Jean Henri Mahop. Dans cette nouvelle version filmée, où elle est accompagnée de choristes, l’hommage intime prend une dimension chorale.
De son vrai nom Bernadette Rose Ndiki Mahop, la chanteuse a grandi dans une famille de choristes. Cette voix d’alto quitte le Cameroun pour la France en 2018 et y entre en studio la même année. Elle a depuis construit une afro-pop qui emprunte à la néo-soul et aux sonorités électroniques, en accordant une place croissante au bassa’a, langue parlée dans les régions du Centre et du Littoral camerounais.
Le bassa’a pour dire l’intime
Avec « Voix Noire », lancé en 2025, Rose Black associe chansons et narration autour de la mémoire des ancêtres et de la spiritualité. « Massé », puis « Mè Tama », sorti en juillet, et « Ngeda », publié en novembre, en constituent les premiers chapitres. Dans « Mè Tama », qui signifie « toute seule » en bassa’a, elle prête sa voix à une orpheline qui s’adresse à Dieu pour raconter le manque.

Une Peugeot 404 et un micro d’époque

Paru en version studio le 8 novembre 2025, « Ngeda » revient aujourd’hui en images. La session a été tournée en extérieur. On y voit l’artiste chanter derrière un microphone vintage, à côté d’une Peugeot 404 cabriolet rouge, un modèle de la marque au lion très répandu en Afrique dans les années 1960 et 1970.
Artiste indépendante, Rose Black publie ses morceaux sous son propre nom, sans maison de disques. « Ngeda (Live Session) » est disponible sur les plateformes de streaming.




