
Walid Regragui, ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas, est arrivé au Maroc afin de finaliser la résiliation de son contrat avec la Fédération royale marocaine de football. Cette démarche administrative acte officiellement la fin de son mandat, quelques semaines après la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et plusieurs jours de spéculations autour de son avenir.
Si la Fédération avait, dans un premier temps, tenté de calmer les rumeurs, l’issue ne faisait guère de doute en coulisses. Épuisé par trois années intenses à la tête de l’équipe nationale, Walid Regragui aurait lui-même souhaité tourner la page. Lundi, l’ancien coach des Lions de l’Atlas est revenu au Maroc. Sa présence au royaume vise désormais à régler les derniers détails contractuels, scellant ainsi la fin d’une aventure qui aura profondément marqué l’histoire du football marocain.
Un mandat historique depuis 2022
Nommé en août 2022, Walid Regragui avait pris les rênes de la sélection dans un contexte délicat, à quelques mois seulement de la Coupe du monde de la FIFA 2022. En un temps record, il a su fédérer un groupe mêlant cadres expérimentés et jeunes talents issus de la diaspora. Son management, basé sur la cohésion, la discipline et la fierté nationale, a rapidement porté ses fruits.
Le Maroc est devenu la première nation africaine à atteindre les demi-finales d’un Mondial. Walid Regragui signait ainsi un exploit retentissant au Qatar. Cette performance a renforcé la visibilité internationale des Lions de l’Atlas et consolidé leur statut de puissance émergente du football mondial. Regragui quitte ainsi son poste avec l’un des bilans les plus prestigieux de l’histoire de la sélection.
Une fin de cycle après la CAN 2025
Malgré cet héritage, la pression n’a cessé de croître au fil des compétitions suivantes. Après une CAN 2023 en demi-teinte, la finale perdue en 2025 a marqué un tournant psychologique. Le sélectionneur aurait estimé que le groupe avait atteint la fin d’un cycle, nécessitant un renouvellement stratégique pour aborder sereinement les prochaines échéances internationales.
Son départ intervient à quelques mois de la Coupe du monde 2026 qui se déroulera en Amérique du Nord. La résiliation de son contrat ouvre ainsi une phase de transition délicate pour la Fédération, contrainte de concilier continuité sportive et nouvel élan. Le retour de Regragui au Maroc pour formaliser cette rupture symbolise la volonté d’acter rapidement ce changement.
Mohamed Ouahbi favori pour la succession
Pour prendre le relais, la Fédération aurait misé sur un profil interne : Mohamed Ouahbi. Actuel directeur technique des sélections de jeunes, il s’est illustré par son travail de formation et par un sacre mondial U20 au Chili en 2025. Son parcours au sein du RSC Anderlecht, où il a participé à l’éclosion de nombreux talents européens, renforce sa crédibilité.
Le choix d’Ouahbi traduirait une stratégie axée sur la continuité générationnelle et la valorisation du vivier national. Sa connaissance approfondie des binationaux et des jeunes espoirs marocains pourrait constituer un atout majeur à l’approche du Mondial 2026. Toutefois, l’absence d’expérience à la tête d’une équipe professionnelle senior représente un défi de taille.
Un nouveau chapitre pour les Lions de l’Atlas
La résiliation imminente du contrat de Regragui officialise donc l’ouverture d’un nouveau cycle. Les premiers matchs amicaux programmés dans les prochains mois serviront de test grandeur nature pour installer une nouvelle dynamique. Walid Regragui restera l’architecte d’une épopée mondiale qui a changé la perception du football marocain à l’échelle internationale. Désormais, l’enjeu pour la Fédération est de transformer l’élan historique impulsé en 2022 en réussite durable.




