
À Villarreal, lors de la 21e journée de Liga, Kylian Mbappé a scellé la victoire du Real Madrid (2-0) d’une panenka osée dans le temps additionnel. Un geste technique qui résonne particulièrement alors que Brahim Díaz faisait son retour dans le groupe, quelques jours après penalty manqué en finale de la CAN avec le Maroc.
Liga : Une victoire au mental pour prendre la tête
Le scénario a quelque chose de parfait pour les symboles. Pendant longtemps, Villarreal a résisté à l’Estadio de la Cerámica. C’est finalement Kylian Mbappé qui a débloqué la situation au retour des vestiaire (47e), avant de finir le travail sur penalty au bout du temps additionnel. Un succès précieux qui offre au Real Madrid la tête de la Liga.
Mais c’est la manière qui a frappé les esprits : une panenka, assumée, presque insolente de maîtrise. Un geste qui n’est jamais neutre, surtout quand il intervient quelques jours après qu’un coéquipier a vécu l’enfer sur le même exercice.
Brahim Díaz et l’ombre de la finale de la CAN
En finale de la Coupe d’Afrique des nations à Rabat, Brahim Díaz avait l’occasion d’offrir le titre au Maroc. Il a tenté une panenka dans les dernières secondes du temps additionnel : trop molle, trop lisible, stoppée par Etienne Mendy. Le Maroc a fini par s’incliner face au Sénégal. Díaz s’est excusé publiquement, se disant responsable, mais son geste a déclenché une vague de critiques. L’histoire est encore fraîche et la défaite des Lions de l’Atlas fait encore parler au Maroc.
Son retour à Madrid était scruté par tous les observateurs. À Villarreal, bien que présent dans le groupe, il est resté sur le banc jusqu’à la 80e minute. Le Real Madrid a choisi de le réintégrer à la dynamique de groupe sans l’exposer immédiatement à la pression du terrain.
Un message de solidarité du vestiaire madrilène
Cette fois, plus de doute sur les intentions de Mbappé. Les caméras de Movistar, relayées par Diario AS, ont capté l’instant où l’attaquant français a dédié son but à son coéquipier en lui criant « pour toi, pour toi » (para ti, para ti). Interrogé après la rencontre par Marca, Mbappé a confirmé la portée symbolique de son geste : « C’était un soutien pour lui. »
Dans un vestiaire comme celui du Real, la panenka de Mbappé a beaucoup de sens. En réussissant ce geste là où son coéquipier a échoué, Mbappé ne l’enfonce pas ; il banalise le geste en rappelant une vérité du football : ce n’est pas la panenka qui est interdite, c’est l’hésitation. Les deux joueurs sont d’ailleurs tombés dans les bras l’un de l’autre au coup de sifflet final, confirmant leur proximité.
Pour Brahim Díaz, cette soirée de victoire permet de tourner la page plus sereinement. Pour Mbappé, c’est une nouvelle prise de pouvoir : leader technique et, désormais de manière assumée, grand frère protecteur.




