Quand le Maroc et l’Algérie se retrouvent autour d’une même table

Le Maroc et l’Algérie, deux voisins qui ne cachent pas leur désamour mutuel, se retrouvent autour d’un même idéal que ces deux pays d’Afrique du Nord partagent avec un autre voisin, la Tunisie : faire classer le couscous, spécialité culinaire régionale, au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.

Des experts des pays du Maghreb vont, selon une information reprise par France24, étudier le projet commun de faire classer le couscous, spécialité culinaire d’Afrique du Nord, au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.

Lundi, Slimane Hachi, directeur du Centre algérien de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), a indiqué à l’agence de presse officielle APS, « que le dossier du classement du couscous en tant que patrimoine universel est un projet commun aux pays du Maghreb (…). Son montage est en cours et des réunions d’experts de ces pays se tiendront prochainement ».

Algériens, Marocains et Tunisiens revendiquent être le berceau de ce plat à base de semoule de blé dur préparée avec de l’huile d’olive et accompagnée de légumes, d’épices, de viande ou de poisson. Et des experts du couscous originaires des trois pays se concerteront pour préparer le dossier de candidature du célèbre met au classement du patrimoine de l’Unesco. Avec cette concertation, chacune des déclinaisons du plat devrait donc être représentée dans le dossier de candidature au patrimoine culturel immatériel de l’organisation des Nations Unies.

En septembre 2016, l’annonce par l’Algérie de son intention de faire inscrire le couscous au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco avait provoqué la colère du voisin marocain. « Le dossier du classement du couscous en tant que patrimoine universel est un projet commun aux pays du Maghreb », comme l’a indiqué Slimane Hachi, force est de penser que les tensions entre l’Algérie et le Maroc seront apaisées le temps d’un…. mets.

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