
Le nom de Naomi Campbell réapparaît dans plusieurs documents judiciaires liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Si aucune preuve ne permet d’établir une implication de la mannequin dans les crimes sexuels du milliardaire, la régularité de ces mentions et la proximité assumée entre les deux figures intérroge. A l’heure où Campbell fait la couverture de Elle Afrique, nouvelle déclinaison du célèbre titre sur le continent africain, la réaapparition de son nom fait tache.
À mesure que les archives judiciaires liées à l’affaire Epstein sont rendues publiques, certains noms de personnalités reviennent avec insistance. Celui de Naomi Campbell figure à plusieurs reprises dans des carnets de contacts, des échanges indirects et des témoignages évoquant l’environnement social du financier américain. Leur proximité, voire leur amitié, ne fait pas débat.
Selon plusieurs médias anglo-saxons, Epstein se serait servi de ses relations avec des célébrités internationales comme Naomi Campbell, pour renforcer son aura et attirer de jeunes femmes dans son cercle. Dans ce contexte, la mannequin britannique est citée comme l’une des figures publiques gravitant autour de cet univers mondain, notamment lors d’événements ou de voyages privés.
Toutefois, aucun document judiciaire ne met en cause Naomi Campbell dans les crimes commis par Epstein, ni ne l’associe à des actes d’exploitation ou de violences sexuelles ou ne l’implique dans des questions de délit d’initiés ou de crimes financiers. Les mentions de son nom relèvent davantage d’une cartographie des relations sociales du milliardaire.
Une ligne de défense constante et assumée
Face à ces rappels médiatiques, Naomi Campbell a maintes fois réaffirmé sa position. Dès 2019, après l’arrestation d’Epstein, elle déclarait : « Je n’avais aucune connaissance de ses crimes. Je condamne fermement toute forme d’abus et je soutiens les victimes ».
Ses avocats insistent sur une distinction essentielle : fréquenter un individu dans un cadre social ou professionnel ne signifie ni complicité ni connaissance de ses agissements criminels. Mais cette ligne de défense n’empêche pas une lecture critique : la persistance de ces liens après la première condamnation d’Epstein en 2008 continue de nourrir le débat public, notamment sur la responsabilité morale des élites évoluant dans ces cercles de pouvoir.
Une coïncidence médiatique au lancement d’Elle Afrique
La question ressurgit aujourd’hui alors que Naomi Campbell apparaît en couverture de Elle Afrique, nouveau magazine lancé sous l’impulsion du Groupe lagardère. Cette mise en lumière intervient dans un contexte où les industries culturelles et médiatiques africaines revendiquent une exigence accrue d’éthique et de responsabilité. Un sujet sur lequel les médias de Vincent Bolloré, actionnaire en passe de controler Lagardère, sont souvent critiqué. Que ce soit pour leur ligne politique très orientée ou pour leur complaisance envers jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs.
Sans établir de lien direct, cette concomitance est forcément malvenue pour Elle Afrique.




