Mondial 2026 : Bensebaïni, Chaïbi, Maza, Amoura… les Algériens d’Allemagne sous l’œil de Petkovic


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Algériens de bundesliga, Bensebaïni, Chaïbi, Maza, Amoura
Algériens de bundesliga, Bensebaïni, Chaïbi, Maza, Amoura

À deux jours de l’annonce de la liste finale de Vladimir Petkovic, attendue dimanche 31 mai au stade Nelson-Mandela de Baraki, les regards se tournent vers les Algériens passés par la Bundesliga. Ramy Bensebaïni, Farès Chaïbi, Mohamed Amoura et Ibrahim Maza sortent d’une saison allemande contrastée, entre confirmation, apprentissage et relégation. Avant l’entrée des Verts dans le groupe J du Mondial 2026, face à l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, ces profils peuvent peser lourd dans les derniers choix du sélectionneur.

Le suspense prendra fin dimanche 31 mai. Vladimir Petkovic doit dévoiler sa liste finale à 15h, heure algérienne, lors d’une conférence de presse programmée au stade Nelson-Mandela de Baraki. Le calendrier ne lui laisse presque plus de marge car la liste devra être transmise à la FIFA avant le 1er juin. Ensuite, il restera deux derniers tests grandeur nature contre les Pays-Bas, le 3 juin à Rotterdam, puis la Bolivie, le 10 juin à Kansas City.

Le calendrier s’est brusquement resserré pour l’équipe d’Algérie

Depuis le début du stage au Centre technique national de Sidi Moussa, Vladimir Petkovic est entré dans la phase la plus délicate de sa préparation. Il lui faut réduire son groupe, arbitrer les derniers dossiers et présenter une liste capable d’affronter la Coupe du monde 2026 avec un minimum de certitudes. Car les Verts savent déjà ce qui les attend. D’abord une entrée en matière de très haut niveau contre l’Argentine, championne du monde en titre, puis deux rendez-vous piégeux face à la Jordanie et à l’Autriche.

Dans ce contexte, le championnat allemand offre un indicateur précieux. La Bundesliga est un révélateur exigeant, elle expose les joueurs à l’intensité, aux transitions rapides, aux duels répétés et à une exigence physique proche de celle d’un tournoi mondial. En outre, elle prépare davantage à la rencontre contre les Autrichiens.

Quatre noms ressortent côté algérien : Ramy Bensebaïni, Farès Chaïbi, Mohamed Amoura et Ibrahim Maza. Quatre trajectoires différentes au moment où Petkovic doit trancher.

Bensebaïni, l’expérience qui compte

À 31 ans, Ramy Bensebaïni reste l’un des repères les plus solides du football algérien en Europe. Le défenseur du Borussia Dortmund a encore montré cette saison qu’il pouvait répondre présent dans plusieurs registres. Utilisé dans l’axe ou sur le côté gauche, il a disputé 21 matchs de Bundesliga, pour 5 buts et 2 passes décisives.

Ce rendement offensif rappelle son importance sur coups de pied arrêtés, sa capacité à se projeter et son sang-froid dans les zones décisives. Mais son rôle premier reste ailleurs : tenir une ligne, gagner les duels, encadrer les plus jeunes et traverser les temps faibles sans perdre pied.

Dans un groupe où l’Algérie devra immadiatement hausser son niveau face à l’Argentine puis gérer des matchs plus ouverts contre la Jordanie et l’Autriche, cette expérience vaut cher. Bensebaïni n’a plus besoin de prouver sa gestion des grands rendez-vous. Il doit surtout arriver prêt physiquement et mentalement, car Petkovic aura besoin de cadres capables de stabiliser l’équipe quand la pression montera.

Chaïbi, une arme de passe plus que de lumière

Farès Chaïbi a terminé sa saison à Francfort avec un bilan parlant : 2 buts et 9 passes décisives en 28 apparitions. Moins exposé médiatiquement que d’autres, il possède une qualité rare par sa capacité à bonifier le jeu collectif.

Sa force réside dans la justesse. Il sait recevoir entre les lignes, temporiser, centrer vite, frapper les coups de pied arrêtés et trouver l’avant-centre au bon moment. Dans un tournoi court, ce type de joueur peut peser sur les matchs verrouillé. L’Algérie aura forcément des séquences de moins bien où elle devra convertir le peu d’occasions créées, maximiser les corners ou les coups francs, et limiter les pertes de balle évitables.

Souvent jugé plus performant en club qu’en sélection, la Coupe du monde peut lui offrir un cadre plus clair. Si Petkovic lui donne un rôle précis, il a le potentiel pour devenir le distributeur essentiel des Verts.

Maza, la fraîcheur sans l’emballement

Ibrahim Maza arrive avec un autre statut. À 20 ans, le joueur du Bayer Leverkusen représente davantage une promesse qu’une certitude. Il a cependant changé d’échelle en rejoignant le Bayer Leverkusen après le Hertha Berlin.

28 matchs de Bundesliga, 3 buts et 4 passes décisives. Ses chiffres traduisent une intégration progressive plutôt qu’une explosion immédiate. Maza n’est pas encore un patron, mais il a montré par séquences ce qui intéresse Petkovic, une conduite de balle propre, une aisance entre les lignes et une qualité technique capable de débloquer une situation lorsque les espaces se ferment.

Dans une Coupe du monde, un jeune joueur apporte de l’audace et du changement de rythme, offrant une solution de liaison entre le milieu et l’attaque. S’il ne démarre pas comme un titulaire naturel, il s’impose comme une option précieuse pour faire respirer le groupe.

Amoura, la vitesse après la chute de Wolfsburg

Le cas Mohamed Amoura reste le plus contrasté. Sur le plan individuel, l’attaquant algérien a conservé sa capacité de rupture avec 8 buts et 3 passes décisives en 30 matchs. Mais sa saison s’est achevée sur une mauvaise note collective. Wolfsburg, battu par Paderborn en barrage, a quitté la Bundesliga après près de trois décennies dans l’élite.

Cette relégation change la dynamique de sa préparation. Amoura arrive au rassemblement après une saison nerveuse au sein d’une équipe fragile, où il s’est parfois retrouvé isolé et tributaire du manque de projection de son bloc.

Pour autant, l’Algérie dispose de peu de profils similaires. Sa vitesse, ses appels en profondeur et sa faculté à attaquer les espaces restent des armes majeures contre des défenses hautes ou fatiguées. Qu’il débute la rencontre ou qu’il entre pour casser le rythme adverse, il sera une menace permanente pour l’adversaire.

Un quatuor allemand dans les plans de Petkovic

Petkovic ne construira pas son Mondial uniquement avec les joueurs de Bundesliga, l’Algérie disposant d’autres cadres et d’autres équilibres à trouver. Cependant, Bensebaïni, Chaïbi, Maza et Amoura offrent une palette intéressante avec un défenseur d’expérience, un passeur régulier, un jeune créatif et un attaquant de profondeur.

Ce réservoir est un atout sérieux. Le format élargi de la Coupe du monde 2026 impose des rythmes intenses, marqués par des voyages et des écarts climatiques où la gestion physique pèsera autant que l’inspiration. Disposer de joueurs habitués aux exigences athlétiques allemandes est un avantage.

La liste finale donnera une première réponse sur les intentions du sélectionneur.  Le terrain, lui, dira si cette base peut porter les Fennecs dans un groupe où l’Algérie devra être performante dès le premier match et il ne sera pas facile. Car l’Algérie débutera son Mondial contre l’Argentine, championne du monde en titre, le mardi 16 juin 2026 à Kansas City.

Amadou Atar
LIRE LA BIO
Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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