
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a infligé une nouvelle amende de 200 millions de FCFA à Canal+ International pour n’avoir pas exécuté une décision prise en juin dernier. L’opérateur audiovisuel français est accusé de ne pas avoir levé les restrictions qui empêchent les abonnés burkinabè d’accéder librement aux chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB).
Le bras de fer entre le Conseil supérieur de la communication (CSC) et Canal+ International se poursuit au Burkina Faso. Dans un communiqué publié le 27 juillet, le régulateur des médias a annoncé avoir condamné l’opérateur à une amende de 200 millions de FCFA pour n’avoir pas respecté une décision rendue le 12 juin 2026.
À cette date, le CSC avait déjà infligé une première amende de 50 millions de FCFA à la société pour manquement à ses obligations conventionnelles.
Le régulateur exigeait notamment que Canal+ supprime tous les obstacles qui empêchent les abonnés résidant au Burkina Faso d’accéder gratuitement aux chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), sans qu’ils aient à envoyer un SMS pour activer ce service. La société disposait d’un délai de trente jours pour se conformer à cette décision.
Le CSC dénonce le non-respect de ses injonctions
À l’expiration de ce délai, le Conseil supérieur de la communication affirme avoir constaté que ses instructions n’avaient pas été exécutées.
Considérant ce manquement, l’institution présidée par W. Louis Modeste Ouédraogo a décidé d’alourdir considérablement la sanction financière en portant l’amende à 200 millions de FCFA.
À ce stade, Canal+ International n’a pas réagi publiquement à cette décision et n’a fourni aucune explication sur les raisons de cette non-exécution.
Un contexte de fermeté envers les médias étrangers
Début mai, le CSC avait suspendu la diffusion de la chaîne française TV5Monde, estimant que plusieurs contenus consacrés à la lutte contre le terrorisme au Sahel contrevenaient à la législation nationale et aux règles encadrant le traitement de l’information sur les questions sécuritaires.
Depuis plusieurs mois, les autorités de Ouagadougou affichent leur volonté de faire respecter strictement les obligations imposées aux opérateurs audiovisuels présents sur le territoire national, qu’il s’agisse de diffuseurs locaux ou internationaux.




