Jeunesse et volontariat : l’AES veut donner à sa jeunesse une place dans la construction de la Confédération


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Drapeau de l'AES
Drapeau de l'AES

Pendant trois jours, Ouagadougou devient le point de rencontre d’une jeunesse appelée à prendre sa part dans la construction de la Confédération des États du Sahel. Du 28 au 30 août 2026, des représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger se retrouvent pour le premier Forum confédéral de la jeunesse et du volontariat de l’AES.

Pour la première fois, la jeunesse de l’AES se réunit pour réfléchir sur l’avenir de la Confédération. Organisé à Ouagadougou, ce forum placé sous le thème « Consolidation de la Confédération des États du Sahel : rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse », veut aller au-delà des discours officiels. Il s’agit surtout de voir comment les jeunes peuvent concrètement contribuer à faire vivre ce nouvel espace commun.

Environ 300 délégués prennent part aux travaux, tandis que plus de 1 000 jeunes sont annoncés pour les cérémonies d’ouverture et de clôture. Des participants venus des trois pays membres, mais aussi des ressortissants de l’AES vivant au Burkina Faso, sont associés à cette première édition.

Faire de la fraternité autre chose qu’un slogan

À l’ouverture, le ministre nigérien chargé de la Jeunesse, Sidi Mohamed Almahmoud, a insisté sur la nécessité de transformer la proximité historique entre les trois peuples en actions communes. À ses yeux, la solidarité entre les jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger doit se traduire par des projets, des échanges et une véritable coopération.

Son homologue malien, Abdoul Kassim Fomba, a lui aussi appelé cette génération à jouer un rôle dans la cohésion sociale et la lutte contre la violence. L’officiel malien a insisté sur la place qui doit être celle de la jeunesse dans cette confédération confrontée à de lourds défis sécuritaires et économiques. Une jeunesse qu’il qualifie de « consciente, responsable, patriote, solidaire et résolument tournée vers l’avenir ».

Cette volonté d’impliquer davantage la jeunesse avait déjà été esquissée en juin, lorsque les ministres et experts de l’AES chargés de la jeunesse avaient identifié plusieurs chantiers communs, dont le Forum confédéral, la création d’un Centre de développement de la jeunesse et des sports, les Jeux de l’AES et un futur Salon confédéral de l’emploi.

Le volontariat comme école de citoyenneté

Les organisateurs ont choisi de mettre le volontariat au cœur du forum, estimant qu’il peut devenir l’un des moyens les plus simples de donner un contenu concret à l’engagement citoyen. Au Burkina Faso, cette approche s’appuie notamment sur l’expérience du Programme national de volontariat. Le forum prévoit d’ailleurs des échanges autour de parcours de jeunes volontaires et des initiatives susceptibles d’être reproduites dans les trois pays.

La ministre burkinabè chargée de la Jeunesse, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, défend ainsi l’idée d’une jeunesse qui agit dans les écoles, les universités, les associations, les entreprises et les communautés. « La consolidation de notre confédération ne se fera pas uniquement par les décisions des dirigeants. Elle se fera aussi dans nos communautés, dans nos écoles et universités, dans nos entreprises, dans nos associations, dans nos initiatives citoyennes, surtout dans l’engagement quotidien de notre jeunesse », a-t-elle martelé.

Panels, dialogue intergénérationnel, marché confédéral, partage d’expériences entrepreneuriales et présentation d’initiatives de jeunes sont au programme de ce premier forum dont les responsables de l’AES espèrent tirer beaucoup de choses positives pour la confédération.

Serge Ouitona
Serge Ouitona, historien, journaliste et spécialiste des questions socio-politiques et économiques en Afrique subsaharienne.
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