Organisation de la CAN 2032 : l’AES devra construire 6 stades pour convaincre la CAF


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Organisation de la CAN 2032 : l'AES devra construire 6 stades pour convaincre la CAF
Issaka ADAMOU

Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Burkina Faso, le Mali et le Niger souhaitent accueillir conjointement la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Mais pour transformer cette ambition en réalité, les trois pays devront satisfaire aux exigences de la Confédération africaine de football (CAF), à commencer par la construction ou la rénovation de six stades de compétition.

Lors d’un point de presse tenu à Niamey ce 26 juillet, le président de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), Issaka Adamou, est revenu sur la déclaration commune d’intérêt signée par les trois États membres de l’AES en vue d’organiser la CAN 2032.

Selon lui, cette candidature est le fruit d’un travail engagé depuis plusieurs mois entre les fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en étroite collaboration avec leurs gouvernements respectifs. L’objectif est de présenter un dossier commun capable de répondre aux critères fixés par la CAF.

« Ce dossier est le résultat d’un long processus ambitieux », a expliqué le dirigeant qui a souligné la volonté politique des trois États de faire de cette candidature un projet d’intégration régionale.

6 stades, mais aussi des infrastructures modernes

Pour espérer obtenir l’organisation de la compétition, l’AES devra investir massivement dans ses infrastructures sportives.

Le président de la FENIFOOT a précisé que le cahier des charges prévoit notamment la disponibilité de six stades homologués, soit deux dans chacun des trois pays.

Au-delà des enceintes sportives, la CAF exige également des infrastructures médicales performantes, un réseau routier adapté, des capacités hôtelières suffisantes, des moyens de transport modernes, ainsi que des infrastructures de communication qui répondent aux standards internationaux.

Autant de chantiers qui nécessiteront des investissements considérables et une coordination étroite entre les trois États.

Le Niger annonce déjà ses priorités

Au Niger, les autorités semblent avoir identifié les premières étapes du chantier. Issaka Adamou a assuré que l’État accompagnera pleinement la candidature en lançant la rénovation du stade Général Seyni Kountché au cours de la période 2026-2027. Il a également annoncé la construction d’un nouveau stade qui devrait être achevé avant 2031 afin de répondre aux exigences de la CAF.

Le responsable de la FENIFOOT s’est également voulu rassurant sur la question sécuritaire, estimant que les autorités des pays de l’AES travaillent quotidiennement au renforcement de la sécurité dans l’espace communautaire, un critère essentiel pour accueillir une compétition continentale.

Une candidature au-delà du football

Pour les trois pays sahéliens, cette candidature dépasse largement le cadre sportif.

Elle constitue une vitrine de leur coopération régionale dans un contexte où l’AES cherche à renforcer son intégration politique, économique et sécuritaire. Organiser la CAN représenterait une occasion unique de démontrer leur capacité à conduire un projet continentale et à attirer des investissements dans les infrastructures.

Toutefois, la concurrence s’annonce rude. Plusieurs pays ou groupes de pays pourraient également se positionner pour accueillir l’édition 2032 de la Coupe d’Afrique des nations, obligeant l’AES à présenter un dossier techniquement solide et financièrement crédible.

Casimir Vodjo Kpenou
LIRE LA BIO
Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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