Maroc : l’étrange silence de Mohammed VI dans l’affaire Brahim Saadoun condamné à mort en Ukraine

Mohammed VI, roi du Maroc
Le roi du Maroc, Mohammed VI

Alors qu’un citoyen marocain est dans le couloir de la mort en Ukraine, le roi du Maroc, Mohammed VI, garde un silence inquiétant sur le cas du jeune étudiant Brahim Saadoun. Ce dernier est condamné à mort par les dirigeants pro-russes séparatistes de Donetsk.

Mohammed VI, roi du Maroc, est malade. Le souverain est annoncé être atteint de Coronavirus, sous la forme asymptomatique, a révélé son médecin personnel. Une quarantaine qui s’impose au roi avec le repos prescrit par celui qui veille sur la santé du roi marocain. Seulement, pendant sa convalescence, le souverain a eu l’opportunité d’envoyer des messages un peu partout dans le monde, et même en Russie. Pour dire quoi ? Tout sauf évoquer le cas de Brahim Saadoun, le Marocain condamné à mort.

En effet, parmi les dirigeants ayant reçu un message personnel de Mohammed VI annoncé au repos, le Président russe. C’était le 12 juin dernier, trois jours après le verdict prononçant la peine de mort contre Brahim Saadoun par les autorités pro-russes séparatistes de Donetsk. Le roi Mohammed VI avait adressé un message de félicitations au Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à l’occasion de la fête nationale de son pays. Sans une seule fois évoquer le cas de ce jeune soldat qui préoccupe le monde entier.

Pourtant, le dimanche 26 juin dernier, le roi Mohammed VI a aussi adressé un message de félicitations à l’Émir de l’État du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, à l’occasion de l’anniversaire de son accession au pouvoir. Le même jour, le souverain a fait de même avec le Président de Madagascar, Andry Rajoelina, à l’occasion de la fête nationale de son pays. Des cascades de messages de Mohammed VI qui, visiblement, a préféré garder le silence, alors que son compatriote est menacé d’être exécuté par une autorité que Rabat dit ne pas reconnaître.

Lire : Maroc : il faut sauver le soldat Saadoun !

Lire : Guerre en Ukraine : retour sur le procès des deux Britanniques et du Marocain condamnés à mort