Maroc : comment un juge de Casablanca a été envoyé en prison par une émigrée marocaine

Un juge marocain, ainsi que ses complices, impliqués dans des affaires de corruption, de falsification de procès-verbaux, d’abus de pouvoir et de trafic d’influence, ont été envoyés en prison.

Au Maroc, le magistrat et substitut du procureur du roi près le tribunal de première instance de Casablanca, impliqué dans des affaires de corruption, de falsification de procès-verbaux, d’abus de pouvoir et de trafic d’influence, a été déféré devant le parquet.

Il est reproché au juge des faits alors qu’il officiait au tribunal de première instance de Mohammedia, indique Bladi, qui précise qu’il aura fallu six mois d’investigations pour que Najim Bensami, procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca mette à nu le scandale.

Une série de dysfonctionnements, allant d’abus de pouvoir au trafic d’influence en passant par des fait de corruption, dans le cadre d’une affaire qui opposait une résidente marocaine à l’étranger à d’autres individus, précise le journal qui reprend Assabah.

Au moment des faits, le juge incriminé avait confié le dossier à des agents des forces de sécurité qui sont ses complices. Il s’est avéré que des procès-verbaux ont été falsifiés par la police judiciaire, poussant le parquet général à ouvrir une enquête pour mettre la lumière sur cette affaire.

C’est ainsi qu’il a été décidé de mettre les téléphones des suspects sous écoute. Dans une communication téléphonique, une femme demandait au juge de relâcher l’un de ses proches en contrepartie d’une certaine somme d’argent. Le juge a dû recruter deux agents des services de sécurité pour falsifier des procès-verbaux.

S’il y a eu libération du prévenu, comme le demandait la femme dans les échanges téléphoniques, seulement, les montants avancés n’ont été que partiellement versés. Le responsable a organisé une rencontre avec la femme en question pour exiger que ses services soient monnayés en nature, en abusant d’elle. Actuellement, il est en prison.