Maroc : 20 ans de prison pour avoir traité le régime de Mohammed VI de « corrompu »

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Au Maroc, la Cour d’appel de Casablanca a confirmé en appel les peines des 42 meneurs du mouvement de protestation du Hirak qui, en 2016-2017, avaient agité la région marocaine du Rif, au nord.

C’est ce vendredi 5 avril 2019 que la Cour d’appel de Casablanca a confirmé en appel les peines des 42 meneurs du mouvement de protestation du Hirak qui avaient agité la région marocaine du Rif, au nord, en 2016-2017. Nasser Zefzafi, leader du mouvement Hirak, jugé pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat, devra donc purger une peine de 20 ans de prison ferme. L’annonce du verdict a déclenché des cris de colère et des pleurs.

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Trois autres militants du noyau dur de la protestation écopent de la même peine de 20 ans. Les autres peines confirmées en appel vont de 1 à 15 ans de réclusion. Il a été reproché à Nasser Zefzafi, ses discours virulents contre le royaume « corrompu » ou « l’arbitraire » du pouvoir. La particularité de ce procès est que les avocats de la défense ont refusé de plaider et avaient réclamé un procès « équitable ».

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Sur les 53 militants condamnés en première instance, onze avaient été graciés par le roi Mohammed VI au mois d’août dernier. A rappeler que la protestation du Hirak avait été déclenchée par la mort d’un vendeur de poissons, en octobre 2016. Ce dernier avait péri, broyé dans un camion à ordures alors qu’il tentant de récupérer sa marchandise, de l’espadon interdit à la pêche.

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