Libye : l’insécurité toujours en débat

Les candidats au poste de Premier ministre sont toujours auditionnés par le Congrès général national, la nouvelle Assemblée libyenne, issue des élections législatives du 7 juillet. L’insécurité est au cœur du scrutin. Chaque candidat va devoir convaincre qu’il est en mesure d’enrayer ce fléau.

Le prochain Premier ministre libyen a du pain sur la planche. Le Congrès général national poursuit ses auditions des différents candidats qui visent son poste. La nouvelle Assemblée libyenne, issue des élections législatives du 7 juillet, composée de 200 membres, devrait élire le chef du gouvernement le 12 septembre.

L’insécurité est l’un des dossiers brulants du scrutin. Plus d’un an après la chute du régime du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, la Libye est loin d’être apaisée. Les combats tribaux, les affrontements entre milices et les attaques armées sont récurrentes.

L’épineux dossier Bani Walid

Les autorités sont particulièrement préoccupées par la situation de la ville de Bani Walid, dont elles n’ont aucun contrôle. Restée longtemps fidèle à Mouammar Kadhafi, elle est depuis disputée par deux milices, qui combattaient auprès du régime, selon RFI. En janvier dernier, de violents affrontements ont éclaté entre les deux groupes rivaux. L’un a pris le dessus sur l’autre, contrôlant désormais la ville, enlevant dernièrement huit membres de ses ennemis. La hache de guerre est loin d’être enterrée. Puisque les attaques et représailles entre les deux milices se poursuivent.

C’est à cet épineux dossier auquel doivent apporter des réponses les principaux candidats au poste de Premier ministre : Mahmoud Jibril, le leader de l’Alliance des forces nouvelles (AFN) et ex-chef exécutif du Conseil national de transition (CNT), le vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour et le chef du gouvernement de transition Abdelrahim al-Kib. Leurs propositions pour résoudre le problème sécuritaire libyen sont très attendues. Certains membres du Congrès estiment même qu’il faudrait faire intervenir l’armée pour que le pays redevienne un Etat de droit.

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