Le CNDH saisit la Russie pour empêcher l’exécution de Brahim Saadoun

Le Marocain Saadoun Brahim
Le Marocain Saadoun Brahim condamné à mort

Le Conseil national des droits de l’Homme au Maroc a envoyé un courrier en Russie pour intercéder dans l’affaire du jeune marocain Brahim Saadoun condamné à mort en Ukraine. Si les autorités russes l’accusent de mercenariat, Rabat précise que le jeune homme a été «capturé portant l’uniforme de l’armée de l’État d’Ukraine, en tant que membre d’une unité de la marine ukrainienne».

La présidente du CNDH (Conseil national des droits de l’Homme) au Maroc, Amina Bouayach, a indiqué avoir adressé une correspondance à ses homologues russes, dans le but d’obtenir le respect des normes internationales dans l’affaire de Brahim Saadoun, ce Marocain condamné à mort par les autorités séparatistes du Donetsk. «En raison de la dissolution de l’instance ukrainienne des Droits de l’Homme, le CNDH a contacté son homologue russe, pour qu’il intervienne autant que possible pour préserver les droits du citoyen marocain Brahim Saadoun», a indiqué Amina Bouayach.

«Nous avons mené plusieurs initiatives, à l’échelle internationale, et contacté de nombreuses instances nationales des droits de l’Homme dans le but de protéger Brahim Saadoun du danger de la peine de mort, que nous luttons à abolir, au Maroc comme à l’étranger», a-t-elle poursuivi, ajoutant que le Conseil «a demandé à l’instance russe de tout mettre en œuvre afin de garantir que Brahim Saadoun bénéficie d’un procès équitable et juste lors de l’appel».

Brahim Saadoun est accusé par les autorités séparatistes prorusses du Donetsk de s’être volontairement enrôlé dans l’armée ukrainienne en tant que membre de la marine du pays, a été condamné pour mercenariat. Dans un communiqué, l’ambassade du Maroc à Kiev a indiqué que l’étudiant marocain, qui s’est «enrôlé dans l’armée ukrainienne de sa propre volonté, se trouve actuellement emprisonné par une entité qui n’est reconnue ni par les Nations Unies ni par le Maroc», précisant que le jeune homme n’est pas un mercenaire.

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