Inondations : le Bénin appelle l’ONU au secours

Valerie Amos, Coordonnatrice des Secours d'urgence à l'ONU

Ce vendredi, Valérie Amos, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, coordonnatrice des secours d’urgence, était en visite au Bénin. Invitée par le gouvernement, elle est venue constater sur le terrain, l’ampleur des dommages causés par les pluies diluviennes. Elle s’est rendue dans la commune de Bonou, dans le Sud-Est du Bénin, où le fleuve Ouémé a débordé. La situation est pire encore dans le Nord du pays. Au total, selon un premier bilan, les intempéries auraient fait une dizaine de victimes et causé beaucoup de dégâts matériels.

(De notre correspondant)

Cultures dévastées, maisons détruites, salles de classe toujours sous les eaux, ce sont les impacts des inondations de ce vendredi qui restent encore perceptibles dans la commune de Bonou, située à 80 km de Cotonou, la plus grande ville du Bénin. La Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Valérie Amos, touche du doigt la réalité béninoise devant des écoliers qui ont les pieds trempés dans l’eau de pluie.

La population vivant ici, au bord du fleuve Ouémé, est déjà habituée aux pirogues et autres barques. Mais elle souffre de la montée des eaux du fait des pluies torrentielles. Le premier bilan global dressé à la coordonnatrice des secours d’urgence aux Nations unies, par les autorités gouvernementales, signale que le Nord du Bénin est davantage frappé par ces inondations. Au total, le pays dénombre une dizaine de victimes et beaucoup de dégâts matériels.

Le Bénin sollicite l’aide de l’ONU

Si, aujourd’hui, Valérie Amos est invitée, c’est parce que le Bénin sollicite l’aide des Nations unies souligne Marcel de Souza, le ministre béninois du Développement. Pas de langue de bois donc, le Bénin appelle l’ONU au secours pour essayer de prévenir les inondations et limiter ses dégâts. « Nous attendons que vous puissiez nous aider à construire des digues et nous pourvoir en équipements de voirie pour faire face à la gestion des inondations ; Nous aider également à nous approvisionner en tentes et matériaux de construction afin d’abriter provisoirement ou carrément de reloger une fois pour de bon les populations sinistrées de nos villes et campagnes », a déclaré Benoît Dègla, le ministre béninois de l’Intérieur.

La coordonnatrice des secours d’urgence à l’ONU ne reste pas insensible à ce qu’elle a vu et aux demandes faites par les autorités béninoises. Valérie Amos pense que le système des Nations unies doit aider le Bénin pour un mieux-être de sa population. « Il est évident que nous ne pouvons pas arrêter les inondations. Mais on peut prévenir ses impacts. Il faudra donc renforcer les systèmes d’alerte précoces. Dans le long terme, nous travaillons avec le gouvernement béninois à reloger les populations sinistrées », a-t-elle assuré.

De 2010 à 2012, la dette des inondations du Bénin s’élève déjà à plus de 500 milliards de FCFA (soit 762 245 086 euros). Et, l’Etat affirme avoir besoin de 128 milliards de FCFA (soit 195 134 742 euros) seulement pour l’année 2012.