«Il n’y a aucun militaire rwandais en RDC», précise Kigali

Vincent Biruta, ministre rwandais
Vincent Biruta, officiel rwandais

Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, Vincent Biruta, a nié toute présence de militaires rwandais en République Démocratique du Congo. Vincent Biruta a fait cette déclaration au cours d’un point de presse, tenu ce mardi 31 mai à Kigali.

La tension ne cesse de monter entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. Ce mardi, Kigali a tapé du poing sur la table face «aux provocations» dont elle est «victime» de la part de son voisin de l’Ouest. «Il n’y a aucun militaire rwandais en RDC», a déclaré Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération.

Mise en garde de la RDC

Samedi, l’armée congolaise a annoncé avoir capturé deux soldats rwandais dans l’Est de la République Démocratique du Congo où les forces congolaises affrontent les rebelles du M23. En réponse, le ministre rwandais a indiqué que son pays «ne peut pas attaquer un pays et affronter l’armée nationale avec seulement deux soldats subalternes», a-t-il ajouté. Il a en outre mis en garde Kinshasa contre les provocations, précisant que le Rwanda a aussi «la capacité de répondre s’il continue d’être provoqué par la RDC».

Appel à la communauté internationale

Dans sa communication, le ministre rwandais a attiré aussi l’attention de la communauté internationale sur le conflit entre son pays et la République Démocratique du Congo. «Depuis 28 ans, il y a eu une prolifération dans l’Est de la RDC de groupes armés en général, dominés par les FDLR en particulier avec tous ses divers groupes dissidents (…) Au fil des ans, la communauté internationale continue d’ignorer l’échec de la mise en œuvre des nombreuses mesures et accords que la RDC a signés, visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays et dans la région au sens large». Il a par ailleurs alerté sur la montée «des discours haineux et des appels au génocide, qui sont encouragés par certains responsables et politiciens en RDC et se répandent dans la population».